Sion: Congrès international de médecins catholiques (290594)

La présence «vivante» du professeur Jérôme Lejeune

Sion, 29mai(APIC) «La seule manière d’honorer un mort, c’est de le faire

vivre», a déclaré samedi, en préambule le professeur Philippe Anthonioz à

la conférence du professeur Jérôme Lejeune. Une conférence que ce dernier

aurait prononcée lui-même à Sion, lors du Congrès international des médecins catholiques, s’il n’était pas décédé tout récemment.

Philippe Anthonioz a présenté l’exposé du professeur Lejeune «L’embryon

déshumanisé». Dans un texte assez technique, l’auteur y démontre l’impossibilité de réaliser un clonage humain, la «fabrication d’un adulte à l’identique, sans passer par la reproduction sexuée»: derrière de telles expériences se profile le danger de déshumanisation de l’embryon. L’intention

des «déshumanistes» est claire: présenter l’embryon «comme un produit du

corps humain, alors qu’il est un corps humain nouvellement produit».

Le professeur Anthonioz, disciple de Jérôme Lejeune, a dégagé, derrière

la rigueur scientifique, l’indignation de ce dernier face à la «chosification de l’être» qui se cache de plus en plus insidieusement dans des abus

de langage, à dénoncer absolument. «La thérapie génique» n’est que «manipulation, bricolage», au mépris de la dignité de tout homme. Le professeur

Anthonioz a terminé en citant cette phrase de son maître. «Au commencement,

il y a un message. Ce message est dans la vie et ce message est la vie». Il

l’a complété ainsi, fidèle à l’esprit de Jérôme Lejeune: «A la fin du message, il y l’Homme. A l’origine de l’Homme est la présence. En la présence

de l’Homme, il y a Dieu».

Jérôme Lejeune était professeur au Centre de recherches en génétique humaine et maladies de l’intelligence à Paris. Jean Paul II venait de le nommer premier président de l’Académie pontificale pour la vie, créée en

février 1994. (apic/id/cor/ba)

29 mai 1994 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
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