contre la loi sur les mesures de contrainte des étrangers
Neuchâtel: Amnesty International suisse pour le référendum (020594)
Délégués indignés
Neuchâtel, 1er mai (APIC) La section suisse d’Amnesty International (AI),
réunie samedi et dimanche à Neuchâtel, a entendu Pierre Sané, secrétaire
général de l’Organisation, réaffirmer l’absolue nécessité d’investiguer les
violations des droits de la personne partout où elles se commettent. Une
résolution soutien le référendum lancé contre la loi sur les mesures de
contrainte à l’égard des étrangers qui met gravement en danger les principes de base du droit d’asile.
«La démocratie n’est pas une garantie de préservation des droits de
l’homme», a déclaré en outre le secrétaire général. Dans une claire allusion aux récentes condamnations d’Amnesty International sur certaines bavures policières en Suisse, Pierre Sané a déclaré que «la vigilance constante
est notre mot d’ordre et si un seul être humain est soumis aux sévices et
aux mauvais traitements par les représentants de la force publique, il est
de notre devoir de le signaler».
La scandaleuse passivité de la communauté internationale au Rwanda
L’assemblée des délégués a souligé la responsabilité des autorités rwandaises dans les massacres en cours dans ce pays et stigmatisé la passivité
de la communauté internationale. D’autres résolutions ont appelé le parlement suisse à s’engager sans plus attendre en faveur de la convention internationale relative aux droits de l’enfant et demandé au Conseil fédéral
de soutenir financièrement la mise sur pied d’un Centre de réhabilitation
des victimes de la torture.
Revenant sur la loi sur les mesures de contrainte des étrangers, les délégués se disent indignés par la possibilité offerte aux autorités cantonales compétentes de placer en détention des personnes pour une période pouvant s’élever jusqu’à neuf mois sans qu’elles n’aient commis aucun délit et
sur simple soupçon de voir le requérant débouté se soustraire à une mesure
d’expulsion.
Les délégués, convaincus du grave manque de possibilitlé de traitement
en Suisse pour les réfugiés victimes de torture, ont en outre décidé l’adhésion d’Amnesty International à l’association de soutien au projet de Centre de thérapie de la Croix Rouge suisse. (apic/com/ba)




