Le patriarche Bartholomée attendu en 1995: le pape confirme
Rome: visite d’une délégation de Constaninople (280694)
Rome, 28juin(APIC) «Mon espérance est grande que ma rencontre prochaine
avec le Chef de l’Eglise soeur de Constantinople plaise également au Seigneur». Jean- Paul II a confirmé le 28 juin 1994, la visite à Rome du Patriarche oecuménique Bartholomée Ier annoncée, pour 1995 par ce dernier lors
de sa récente visite au Parlement de Strasbourg.
Le pape s’adressait à une délégation orthodoxe envoyée par le patriarche
Bartholomée Ier pour le représenter le 29 juin aux cérémonies religieuses
catholiques romaines en l’honneur de la fête des saints Pierre et Paul.
Jean-Paul II a appliqué l’exemple de la «rencontre» entre les deux apôtres, «différents par leurs origines et leur histoire spirituelle…, avec
parfois de «dures oppositions», aux deux Eglises de «traditions orientale
et latine». «Une complémentarité analogue existe au service de la même mission», a-t-il ajouté, observant que, dans leurs différences, Pierre et Paul
avaient «une unique ambition: plaire au Seigneur».
Le pape a précisé que «l’un des moments essentiels de retrouvailles
(…) entre nos Eglises est celui de la prière». A ce titre, l’évêque de
Rome a rappelé «la magnifique et profonde médiation de la Via Crucis qui
nous a été offerte par le Patriarche Bartholomée Ier, lors de la cérémonie
du Vendredi Saint au Colisée de Rome».
Jean-Paul II a ajouté que son voeu le plus cher est de voir la Commission mixte internationale entre les deux traditions religieuses reprendre
le dialogue théologique au plus tôt, dans l’esprit de confiance qui a inspiré Sa Sainteté le Patriarche Dimitrios Ier et moi-même lors de l’annonce
de sa création en novembre 1979. Le pape pense en effet que «l’expérience
montre que le dialogue théologique pose les fondements d’une nouvelle vie
commune et peut permettre de surmonter les obstacles pratiques qui subsistent encore».
Le pape a insisté sur cette dimension: «Afin de créer des liens de plus
en plus étroits entre nous, je suis convaincu que nous devons tout faire
pour résoudre les difficultés concrètes qui peuvent surgir et poursuivre le
dialogue théologique».
Le pape a relevé à cet égard «un pas significatif accompli, l’année dernière, par la Commission mixte internationale». Il s’agit des accords de
Balamand (Liban) signés le 23 janvier 1993, sur «l’uniatisme, méthode
d’union du passé et la recherche actuelle de la pleine communion». Et de
commenter: «sur une question délicate, la commission a jeté les bases d’une
solution. Le travail doit être poursuivi, mais dès maintenant on peut constater un apaisement des esprits». (apic/jmg/pr)




