des Eglises protestantes de la Suisse (FEPS)
Genève: Assemblée des délégués de la Fédération (160694)
La création d’une agence de presse protestante à l’ordre du jour
Genève, 15juin(APIC) La création d’une agence de presse protestante de
langue allemande, l’EPD-CH, sera une nouvelle fois au menu des délibérations des 64 délégués des 22 Eglises membres de la Fédération des Eglises
protestantes de la Suisse (FEPS) qui tiendront cette année leur assemblée
d’été dans la cité de Calvin du 19 au 21 juin.
Hôtes de l’Eglise nationale protestante de Genève (ENPG), les délégués
de la FEPS, outre la question de l’agence de presse – pour laquelle les
Eglises cantonales devraient trouver quelque 200’000 francs supplémentaires
– feront notamment le point sur la Décennie oecuménique des Eglises solidaires des femmes (1988-1998), le 75e anniversaire de la FEPS en 1995, le
partenariat entre la FEPS et les Eglises presbytériennes de Corée et
l’Eglise unie du Christ au Japon.
A la différence des Eglises de Suisse romande, qui disposent du Service
de Presse Protestant (SPP) à Lausanne, les Eglises alémaniques n’ont plus
d’agence de presse depuis des années, l’EPD à Zurich ayant été liquidé en
1990. Les protestants de Suisse estiment que l’absence d’une agence de
presse les désavantage par rapport aux catholiques, davantage présents dans
les médias suisses. Une proposition sera donc faite à l’assemblée en vue de
la création d’un service protestant de médias et d’informations (SPMI), en
mettant sous le même toit à Zurich le «Reformiertes Forum» (RF) et le
«Evangelischer Mediendienst» (EM).
La discussion sur le nouvel EPD – qui devrait pouvoir commencer son travail l’an prochain – n’est pas nouvelle, mais elle se heurte à des questions de structures et de financement. Elle pourrait cette fois-ci voir le
jour dès l’an prochain, a-t-on déclaré jeudi à Genève, au cours d’une conférence de presse destinée à présenter le programme de l’Assemblée d’été de
la FEPS. Pour les Eglises de Suisse alémanique, la réalisation de ce projet
devrait représenter une dépense supplémentaire d’environ 200’000 francs.
Une somme de 200’000 francs devrait pouvoir en outre être récupérée en rationalisant et en restructurant le «Reformiertes Forum» et l’»Evangelischer
Mediendienst».
Si cette première étape aboutit, le nouvel EPD-CH pourrait fusionner à
moyen terme avec son homologue romand, le SPP. Les protestants disposeraient ainsi d’une agence de presse bilingue pour toute la Suisse, en quelque sorte l’équivalent de l’agence catholique APIC/KIPA.
A propos du rôle de cette organisation faîtière du protestantisme suisse, Henriette Hartmann, présidente de l’Assemblée des délégués, a relevé
que la FEPS ne doit pas craindre les prises de position politiques, en dépit de certaines peurs. D’où, a-t-elle dit, la nécessité d’élargir la
structure actuelle de la FEPS afin de débattre des questions qui se posent
aujourd’hui.
Bruno Bürki, vice-président du Conseil de la FEPS, a pour sa part rappelé que Conseil de la FEPS est constitué de 7 membres (3 femmes et 4 hommes), sous la présidence du pasteur Heinrich Rusterholz depuis 1987. Le
travail varié de la FEPS touche à de très nombreux domaines: relation de
l’Eglise et de l’Etat, théologie, relations extérieures et oecuménisme,
diaconie, éthique sociale, question des migrations et des droits de l’homme… Pour Bruno Bürki, la FEPS correspond à un office de vigilance et
d’appel à l’ouverture concernant l’actualité et les problèmes extérieurs.
Pour accompagner sa tâche, le Conseil dispose de l’Institut d’éthique sociale (IES) à Lausanne et à Berne, ainsi que de collaborateurs/trices et
d’un personnel d’administration, au total 22 personnes. (apic/cg/pr)




