France: Campagne de soutien à Mgr Gaillot, évêque d’Evreux (070694)
apic/Gaillot/Document/Vat/Education catholique
L’hebdomadaire «Témoignage Chrétien» aux côtés de l’évêque qui dérange
Paris, 7juin(APIC) «Père Gaillot, ne démissionnez pas, «ils» n’attendent
que ça!», peut-on lire dans l’éditorial de la dernière édition de «Témoignage Chrétien» (TC). L’hebdomadaire catholique de gauche français organise
la résistance autour de l’évêque d’Evreux, de plus en plus isolé au sein de
l’épiscopat français. TC invite ses lecteurs et le public à envoyer à Mgr
Gaillot la carte de soutien jointe au journal sur laquelle figure le
portrait souriant du petit évêque qui dérange.
Dans une lettre à Mgr Gaillot, Mgr Joseph Duval, archevêque de Rouen et
président de la Conférence des évêques de France, lui a récemment écrit
qu’il est «pour beaucoup de catholiques un objet de scandale». C’est la
participation à deux émissions de télévision, Frou Frou et à un dialogue
avec le théologien Eugen Drewermann à Transit, sur la chaîne Arte, qui ont
fait déborder le vase. Mgr Duval considère que l’attitude de Mgr Gaillot
dans les médias devient de plus en plus intolérable.
De plus l’évêque d’Evreux est désormais persona non grata dans les diocèses de Metz et Strasbourg, les ordinaires des lieux lui ayant demandé de
ne pas intervenir sur leur territoire. Dans une lettre à tous les évêques
de France, Mgr Gaillot affirme que par sa participation à de telles émissions (pas toujours très «catholiques», nda), il essaye de s’adresser à des
gens que l’Eglise n’atteint jamais. «J’en ai des échos bouleversants», souligne-t-il. Les observateurs se demandent maintenant si des décisions «en
haut lieu» ne vont pas être prises contre cet évêque atypique qui, s’il a
la faveur des sondages, ne fait de loin pas l’unanimité parmi ses frères
dans l’épiscopat. (apic/be)
Vatican: Nouveau document sur la présence de l’Eglise (070694)
dans l’Université et dans la culture universitaire
Pas question de «catholiciser» l’institution universitaire
Rome, 7juin(APIC) Le Vatican a publié mardi un document sur «La présence
de l’Eglise dans l’Université et dans la culture universitaire», qui se
veut un instrument de travail et de réflexion visant à encourager l’action
des chrétiens dans le monde universitaire. Ce nouveau texte n’a cependant
pas pour but de de «catholiciser» l’institution universitaire, a précisé le
cardinal Pio Laghi, préfet de la Congrégation romaine pour l’éducation catholique.
Présentant au cours d’une conférence de presse ce document «interdicastériel» (il émane de la Congrégation pour l’Education catholique et des
Conseils pontificaux de la culture et pour les laïcs) d’une longueur de 27
pages, le cardinal Laghi a souligné que l’Université devrait plutôt poursuivre les recherches propres à son domaine «en pleine liberté et autonomie». Président du Conseil pontifical de la culture, le cardinal Paul Poupard a pour sa part déploré qu’une grande partie des universités actuelles
soient devenues des «supermarchés du savoir» et ne contribuent plus du tout
à un dévelopepment intégral de l’homme.
Non à une formation utilitariste
Le document proprement dit commence par établir un diagnostic de la situation de l’Université qu’il résume en cette formule: «la formation ’utilitaire’ prend le pas sur l’humanisme intégral». Aussi manque-t-il à l’Université, note le document du Vatican, «une idée directrice» qui lui permettrait de «répondre à sa vocation». C’est là que s’enracine «la crise actuelle d’identité et de finalité d’une institution orientée par sa nature
même vers la recherche de la vérité».
Pour répondre à ce défi, le texte appelle «les catholiques dans l’Université» à un nouvel élan pastoral. «Dans de nombreux pays, estime le texte, leur présence est à la fois imposante par le nombre et d’une portée relativement modeste, parce que trop de professeurs et d’étudiants considèrent leur foi comme une affaire strictement privée, ou ne perçoivent pas
l’impact de leur vie universitaire dans leur existence chrétienne.
Dès lors, le document propose deux voies de présence pour les catholiques, l’une «subjective» concerne «l’évangélisation des personnes concrètes», l’autre «objective», regarde le dialogue entre la foi et les diverses
disciplines du savoir. L’objectif est finalement de créer au sein du milieu
universitaire une communauté chrétienne et un engagement de foi missionnaire.
Les fruits «légitimements espérés» sont souvent absents
Un chapitre consacré aux 950 universités catholiques de par le monde
constate que souvent ce «capital» est loin de donner les fruits légitimement espérés. «Il faut veiller à ce que partout où des baptisés sont engagés dans la vie de l’Université, se développe une culture en harmonie avec
la foi; l’urgence est encore plus grande dans le contexte de l’Université
catholique».
Diverses solutions pratiques sont suggérées. Elle sont synthétisées par
cette formule: «Il s’agit de concevoir la ’présence’ de l’Eglise comme une
plantation de la communauté chrétienne dans le milieu universitaire, à travers son témoignage, l’annonce de l’Evangile, le service de la charité».
Dans cette perspective, le rôle des enseignants catholiques est fondamental. Leur qualité et leur générosité peuvent même suppléer en certains cas
les imperfections des structures. Le texte les appelle à être de «vrais
maîtres» pour réaliser un «compagnonnage de qualité». En conclusion, le
texte commente: «Au seuil d’un nouveau millénaire dont la culture universitaire sera une composante majeure, le devoir d’annoncer l’Evangile se fait
plus pressant». (apic/cic/jmg/be)




