L’Eglise aimerait que l’on facilite l’adoption
Italie: Les Italiens ne veulent pas adopter d’enfants noirs (020894)
Rome, 2août(APIC) En Italie, les couples sans enfants n’ont aucune envie
d’adopter des enfants noirs, affirment les association qui s’occupent d’adoption. Dans l’édition de mardi du quotidien catholique «Avvenire», ces
associations se déclarent solidaires de l’appel lancé dimanche par Jean
Paul II afin que l’adoption soit facilitée.
Condamnant le désir de «l’enfant à tout prix», le pape a suggéré l’adoption aux couples sans enfants plutôt que de satisfaire ce désir légitime
par des moyens contraires à l’éthique, comme la fécondation artificielle ou
l’intermédiaire des «mères porteuses».
«En réalité, a-t-il poursuivi, le désir légitime d’avoir un enfant ne
peut pas être interprété comme une sorte de droit à l’enfant à satisfaire à
tout prix», a-t-il déclaré dimanche. Pour Jean Paul II, la science a le devoir de soutenir les processus génératifs naturels mais n’a pas le droit de
s’y substituer artificiellement. D’autant plus que le désir légitime d’enfant peut être satisfait aussi par le biais de l’institution juridique de
l’adoption, «qui mérite d’être toujours mieux organisée et encouragée», et
par d’autres formes de service et d’engagement social.
Le rêve: un enfant nouveau-né, en bonne santé et de peau claire…
Selon Graziella Teti, de la CIAI, une association qui s’occupe d’adoption d’enfants étrangers, la plupart des couples italiens veulent seulement
«un enfant beau, de peau claire, en bonne santé et surtout nouveau-né». La
plupart des parents italiens reculent déjà devant l’adoption d’enfants
éthiopiens qui ont pourtant la peau relativement claire. Et Graziella Teti
de déplorer que pour beaucoup de parents désireux d’adopter, l’enfant ne
signifie qu’une marchandise de plus «à rajouter aux biens déjà acquis». La
majorité estime avoir le droit d’avoir «un enfant à tout prix».
Les enfants à adopter en provenance de Roumanie sont les plus demandés,
affirme la CIAI, l’une des onze agences d’adoption officiellement autorisées en Italie. En Roumanie, comme dans d’autres pays d’Europe de l’Est,
une législation confuse a permis l’établissement de nombreuses organisations d’adoption privées illégales. La CIAI a demandé au gouvernement Berlusconi d’adopter une législation destinée à faciliter l’adoption d’environ
55’000 enfants vivant dans les orphelinats italiens et de conclure des accords bilatéraux sur l’adoption avec d’autres Etats. (apic/cic/fs/be)




