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Suisse: 100 ans de présence des Salvatoriens
Histoire riche, mais avenir incertain
Fribourg, 23septembre(APIC) Le 100ème anniversaire de la présence des
Salvatoriens en Suisse sera célébré, le 9 octobre à l’église St-Maurice à
Fribourg, par une fête ouverte à tous. Pour cette congrégation d’origine
germanique, le bilan révèle un passé important, mais aussi des incertitudes
pour l’avenir. L’histoire des Salvatoriens a été fortement marquée par leur
engagement en terre fribourgeoise.
Dans leur maison située au Schönberg, à Fribourg, résident actuellement
4 pères, 4 frères, 1 assistant laïc, deux prêtres africains et 20 étudiants
universitaires. La moyenne d’âge des religieux est de 70 ans. Les membres
de la congrégation réaffirment leur volonté de demeurer des témoins vivants
de l’Evangile selon le charisme de leur fondateur, le Père Johann Baptist
Jordan. Leur présence en terre fribourgeoise et leur influence a marqué,
sourtout au tournant du siècle, l’histoire du canton.
C’est à l’âge de 33 ans que Johann Baptist Jordan (1848-1918), natif de
Gurtweil dans le Bade, fonda l’Ordre des Salvatoriens à Rome en 1881, suivi
de celui des soeurs salvatoriennes en 1888. A Fribourg, il s’engagea aux
côtés de Georges Python en faveur de la fondation de l’Université. Il
s’intéressa également, à l’Oeuvre de St-Paul du chanoine Joseph Schorderet
et travailla à la filiale de Paris. C’est le 18 juillet 1894 que, par la
volonté de Rome, fut érigée officiellement la première Maison à Fribourg,
fondée par le Père Jordan.
Parmi les activités assurées par les Salvatoriens dans le canton, il
convient de citer celle accomplie dans la pastorale de langue allemande à
la paroisse St-Nicolas. Le père Ansgar von Jagemann fut même, en 1894, le
premier chapelain de langue allemande à la cathédrale. De nombreuses
collaborations ont été assurées dans les paroisses singinoises et avec de
nombreux établissements, notamment le collège Ste-Croix et l’aumônerie du
pénitentier de Bellechasse.
Mais, c’est à Drognens et Montet que leur présence a été la plus
marquante. Drognens abritait au siècle dernier et jusqu’en 1963, une maison
de redressement pour jeunes gens, appellée communément «colonie de
punition». Cette maison fut confiée aux pères salvatoriens par Georges
Python en 1895. Un père, trois frères et treize jeunes gens récalcitrants
occupèrent alors le bâtiment, qui accueillit des soeurs salvatoriennes
l’année suivante. La communauté cessa son activité à contre-coeur en 1963,
lorsque le site fut aménagé en place d’armes. Elle s’établit à Montet ou
elle dirigea un internat pour 150 élèves germanophones et francophones du
degré secondaire. Le manque de vocations provoqua l’abandon de l’internat
en 1976. Le bâtiment fut cédé au Mouvement Focolari en 1981.
La maison actuelle, située à l’impasse de la Forêt au Schönberg, s’est
transformée en 1973 en foyer pour étudiants universitaires. Depuis la
fermeture de l’internat de Montet, ne subsistent en Suisse que les maisons
de Zoug et de Fribourg. (apic/com/eb)




