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apic/COE/Finances/Difficultés

Genève: Les Eglises membres peu disposées à financer les coûts (160994)

de fonctionnement du Conseil oecuménique des Eglises (COE)

Un volume resté stationnaire depuis dix ans, malgré une inflation de 40%

Genève, 16septembre(APIC) Un grand nombre des 324 Eglises membres du Conseil oecuménique des Eglises (COE) à Genève sont peu disposées à financer

les coûts de fonctionnement de cette importante organisation internationale. Le montant total versé par les Eglises s’est élevé l’an dernier à 6,1

millions de francs suisses. Il en faudrait près de dix millions avant la

fin du siècle, note-t-on au COE.

Les partenaires du COE préfèrent financer des programmes d’entraide ciblés ou des projets particuliers, mais sont plutôt réticents à participer

aux frais de base, note Günter Rath, directeur du Bureau de coordination et

de mobilisation des fonds (BCMF) du COE. «Mais les gens devraient savoir

que vous ne pouvez gérer le Conseil si vous donnez de l’argent pour des

projets sans donner de fonds pour financer son administration, ses instances dirigeantes et son secrétariat général», précise-t-il.

Les fonds non affectés qui arrivent au COE proviennent principalement

des cotisations annuelles des Eglises membres, basées sur un «index des

contributions» qui prend en considération le produit national brut (PNB) ou

la fortune nationale du pays où se trouve l’Eglise ainsi que le nombre de

fidèles de cette Eglise.

G. Rath exprime l’espoir qu’avant la fin du siècle, les Eglises membres

verseront un montant total annuel de dix millions de francs suisses, contre

6,1 millions l’an dernier. Selon le rapport financier de 1993, qui vient

d’être publié, ce qui inquiète le plus le COE, ce sont les fonds non affectés, dont le volume est resté quasiment inchangé depuis 1984, alors que

l’inflation a été en Suisse de l’ordre de 40% durant cette période. Comparé au mouvement total de fonds qui dépasse 100 millions de francs suisses,

le montant des revenus non affectés peut paraître faible. Et pourtant, ces

revenus sont essentiels pour maintenir certains domaines d’activités très

importants du COE. Le COE ayant subi ainsi une importante perte de revenus

en raison de l’inflation et de l’augmentation des coûts, il devra progressivement réduire ses services centraux si la situation continue à évoluer

dans le même sens.

Notons qu’en 1987 par exemple, c’est l’Eglise évangélique d’Allemagne

(EKD) qui avait versé la plus forte cotisation, à savoir deux millions de

francs suisses. Mais si l’on considère l’indice des contributions, c’est

l’Eglise évangélique méthodiste d’Uruguay qui avait fait proportionnellement le plus grand effort (elle avait versé 750 francs suisses pour un millier de membres, mais en tenant compte d’un PNB relativement bas).

Le BMCF a mis en place de nouveaux systèmes pour collecter les contributions, qui sont difficiles à récolter auprès des pays les plus défavorisés,

même si la somme en jeu est peu élevée. Au début du mois de septembre, le

COE a invité ses 324 Eglises membres à considérer le montant de la contribution qu’elles vont apporter au budget prévu de 12 millions de francs

suisses pour la prochaine Assemblée générale du COE qui se tiendra à Harare, au Zimbabwe, en 1998. Ce sera la huitième assemblée générale du COE et

elle marquera le 50e anniversaire de l’organisation. La première Assemblée

avait eu lieu à Amsterdam en 1948. (apic/eni/be)

16 septembre 1994 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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