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Zagreb: arrivée de Jean Paul II en Croatie (110994)

«La paix est toujours possible»

Zagreb, 11septembre(APIC) C’est par un appel à la paix en Bosnie-Herzégovine et à la réconciliation dans les Balkans que le pape Jean Paul II a

commencé samedi en fin d’après-midi sa visite de 24 heures en Croatie. «La

paix est un devoir sacré pour chaque chrétien», a souligné Jean Paul II insistant sur la nécessité de créér une culture de paix qui n’exclut pas un

sain patriotisme, mais qui s’écarte résolument de tout nationalisme.

Reçu à l’aéroport par le président Franjo Tudjman et le cardinal Franjo

Kuharic, Jean Paul II qui marche en s’aidant d’une canne depuis son

opération de la hanche du 29 avril dernier, n’a pu s’agenouiller comme à

son habitude pour baiser le sol croate, se contentant de bénir une motte de

terre qu’on lui a présenté sur un coussin.

Dans son premier discours, le pape a exprimé son amertume de n’avoir pu

se rendre comme «pèlerin de la paix et de l’espoir» à Sarajevo pour se

trouver physiquement auprès des opprimés. Il a déclaré avoir tenté toutes

les voies et frappé à toutes les portes pour faire cesser la guerre civile

dans les Balkans.

S’adressant aux responsables politiques, Jean Paul II les a invités à

n’user que de moyens pacifiques pour résoudre les difficultés auxquelles la

Croatie doit faire face: le rétablissement de sa souveraineté sur tout le

territoire national, le retour des réfugiés et la reconstruction des zones

dévastées par la guerre.

«La paix est toujours possible pour qui la veut vraiment» a jouté Jean

Paul II rappelant que le Saint-Siège s’engagerait avec tous les moyens à sa

disposition pour un dépassement des tensions dans les Balkans et le rétablissement de la paix et de la justice.

De son côté le président Tudjman a affirmé que la Croatie souhaitait une

normalisation de ses relations avec la Serbie et le Monténégro sur la base

d’une reconnaissance mutuelle. La Croatie, a ajouté le président Tudjman,

n’a fait qu’opposer une résistance décidée à l’agression serbe en Croatie

et en Bosnie-Herzégovine. Le gouvernement s’est efforcé également dans le

conflit entre les Croates et les musulmans de mettre fin à la guerre. La

Croatie enfin a accepté les accords de Washington prévoyant une fédération

croato-musulmane et entend apporter sa contribution à la disparition des

nationalismes exacerbés dans la région, a-t-il conclu.

Des dizaines de milliers de personnes s’étaient massées pour voir et applaudir le pape le long de la route menant à la cathédrale de Zagreb où

Jean Paul II devait rencontrer le clergé et les religieux et religieuses

croates. (apic/cic/ika/mp)

11 septembre 1994 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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