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apic/Le Caire/Message de Mère Teresa

Conférence du Caire: message de Mère Teresa (090994)

«Personne n’a le droit de tuer un enfant et

si vous n’en voulez pas, donnez le moi!»

Le Caire, 9septembre(APIC) «Personne n’a le droit de tuer un enfant. Et

si vous n’en voulez pas, donnez le moi!» C’est le cri lancé par Mère Teresa

de Calcutta dans un message adressé à la Conférence du Caire.

Mère Teresa se dit convaincue que le plus grand destructeur du monde est

l’avortement. Elle poursuit en affirmant que si une mère peut tuer son

propre enfant rien n’empêchera les hommes de s’entre-tuer. Selon le prix

Nobel de la paix, la seule personne qui a le droit de reprendre la vie est

Celui qui l’a donnée. Personne d’autre n’a ce droit, ni une mère, ni un

médecin, ni une agence, ni une conférence, ni un gouvernement.

«Je suis sûre qu’au plus profond de votre coeur vous savez bien que

l’enfant à naître est un être humain aimé de Dieu, comme vous et moi. Comment celui qui sait cela peut-il délibérément détruire cette vie? Cela me

fait peur de penser à toutes les personnes qui tuent leur conscience pour

pouvoir accomplir un avortement», ajoute Mère Teresa, en avertissant que

«quand nous mourrons, nous serons face à face avec Dieu, l’auteur de la

vie».

La fondatrice des Missionnaires de la Charité rejette les arguments de

ceux qui craignent une explosion démographique: «Dieu a créé un monde assez

grand pour toutes les vies qu’il désire voir naître. Ce sont seulement nos

coeurs qui ne sont pas assez grands pour les vouloir et les accepter. Comme

ce serait beau si tout l’argent dépensé pour trouver différentes mesures

pour tuer les personnes était utilisé plutôt pour les nourrir, les loger et

les éduquer!»

Le problème, pour Mère Teresa, est que «nous avons peur des sacrifices»,

alors que «là où est l’amour, il y a toujours sacrifice». «Lorsque nous aimons jusqu’à ce que cela nous fasse mal, il y a la joie et la paix». Et de

lancer ce cri: «S’il existe un enfant que vous ne voulez pas ou que vous ne

pouvez pas nourrir ou éduquer, donnez-le moi! Je ne refuserai jamais un enfant. Je lui donnerai un toit ou bien je trouverai des parents pour l’aimer. L’enfant est le plus beau cadeau de Dieu à une famille, à un pays. Ne

refusons jamais ce don de Dieu.»(apic/cip/eb)

9 septembre 1994 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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