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apic/Eveques Turcs/Rome
Rome: visite ad limina des évêques de Turquie (050994)
Le pape les invite au dialogue et aux bonnes relations avec l’islam
Rome, 5septembre(APIC) L’encouragement au dialogue oecuménique et aux
bonnes relations avec l’islam sont deux des grands thèmes abordés par JeanPaul II dans le discours qu’il a adressé lundi aux évêques de Turquie en
visite ad limina. La Conférence épiscopale turque est de création récente,
puisqu’elle en était à se seconde visite quinquennale à Rome.
L’Eglise en Turquie, avec ses diocèses catholiques de rites latin, arménien, chaldéen, grec et syrien, progresse dans son organisation, s’est réjoui Jean-Paul II, qui a souhaité «que l’on trouve une solution à la grave
question de la reconnaissance de la personnalité juridique de l’Eglise catholique du point de vue civil». Il a engagé les évêques à poursuivre le
dialogue avec les autorités à ce sujet.
Après avoir souligné la nécessité d’une concertation entre les évêques,
vu la dimension réduite de leurs communautés, le pape a mis l’accent sur la
formation des jeunes et sur celle des laïcs, sur la pastorale des vocations, la pastorale familiale, le service précieux des religieux. Du point
de vue culturel, il s’est réjoui des travaux de traduction de la liturgie
et de la Bible en turc, ainsi que des efforts culturels de haut niveau réalisés au Centre d’études scripturaires, patristiques et historiques d’Iskenderum, dont il a relevé l’ouverture oecuménique et l’intérêt pour l’islamologie. Il a salué, dans la foulée, les relations établies entre l’Université d’Etat d’Ankara et l’Université pontificale Grégorienne.
Mgr Hovhannes Tcholakian, archevêque d’Istanbul des Arméniens catholiques et président de la Conférence épiscopale turque, ayant fait état dans
son rapport du bon climat oecuménique en Turquie, Jean-Paul II a exhorté
les évêques à persévérer. «Dans l’Orient où vous vivez, a-t-il dit, l’importance du dialogue oecuménique apparaît clairement. Dans un pays à majorité non chrétienne, une courageuse fidélité à l’Evangile s’accompagne nécessairement d’un effort constant d’entente fraternelle entre chrétiens».
Auparavant, Mgr Tcholakian avait notamment réaffirmé la mission de
l’Eglise d’annoncer l’Evangile dans un pays «où les chrétiens de toutes dénominations ne représentent qu’une infime minorité». Il avait relevé que
«sur un plan général, nos relations avec les Eglises soeurs n’ont jamais
été aussi satisfaisantes que de nos jours». Il avait ajouté, à propos du
dialogue islamo-chrétien: «Là aussi, nous essayons de faire de notre mieux.
La Turquie est, de par sa Constitution, un Etat laïc, mais des raisons juridiques ne facilitent pas les relations officielles avec les autorités religieuses musulmanes. C’est l’Eglise catholique qui prend presque toujours
l’initiative de rencontres ou de symposiums à caractère religieux avec nos
frères musulmans, les contacts proprement dits se limitant au plan personnel et individuel». Quant aux relations avec les autorités civiles, elles
sont «bonnes» mais pourraient «être meilleures encore» si ’Eglise catholique dans sa totalité était officiellement reconnue en Turquie. (apic/cippr)




