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Brésil: bilan et perspectives de l’oecuménisme (171094)

Le secrétaire général du COE présent à Mendes

Mendes (Brésil), 17octobre(APIC) Pour faire le point de l’état sur l’oecuménisme au Brésil, plus de 400 personnes venues de toutes les régions du

pays ont participé à la première «Semaine oecuménique» qui s’est terminée

dimanche à Mendes, une ville de l’Etat de Rio de Janeiro. Konrad Raiser,

secrétaire général du Conseil oecuménique des Eglises (COE), dont s’était

la première visite en Amérique latine, a été présent à tous les travaux de

cette rencontre.

Le mouvement oecuménique ne peut ignorer l’expansion de formes religieuses populaires de type pentecôtiste et la forte affirmation des religions

africaines au Brésil. Il doit aussi tenir compte de la lutte pour le respect des valeurs culturelles et religieuses des Indiens et le renforcement

– un phénomène inquiétant – du confessionalisme dans les grandes Eglises

chrétiennes.

Le mouvement oecuménique – bien qu’il n’ait jamais été massif en Amérique latine – s’est toujours préoccupé des principaux événements vécus par

les peuples du continent. Spécialement quand les chrétiens se sont mis à

lutter avec d’autres pour la justice, pour la paix et pour la sauvegarde de

la création. La Semaine de Mendes a été sensible à ces thèmes tout en étant

attentif à l’expansion des nouvelles formations religieuses.

Les trois thèmes principaux de cette semaine oecuménique ont naturellement abordé l’engagement social et politique du chrétien ainsi que les esquisses de réponses à ces nouveaux défis religieux ou culturels. Le premier

thème s’intitulait «Unité chrétienne». Un autre se nommait «Eglise et société» Quant au troisième grand thème, intitulé «Dialogue pluriculturel»,

il permettait d’aborder les sujets: femme et théologie; théologie noire et

nouveaux mouvements religieux. Les discussions de chaque atelier ont été

rapportées en séances plénières, soit par des rapports, soit par des presentations gestuelles symboliques ou par des célébrations liturgiques reprenant les thèmes abordés.

Interrogé par le correspondant APIC au Brésil, le pasteur luthérien Milton Schantes, qui a dirigé l’atelier «Bible», estime que les personnes qui

abordent la Bible et qui la lisent sérieusement sont en train d’apprendre à

découvrir de nouveaux paysages et des ouvertures inédites. La Bible transcende les Eglises, elle transcende les religions. Elle devient vraiment oecuménique. «Notre Bible est davantage que le seul christianisme».

Parmi toutes les questions posées durant la semaine, une revenait constamment: Comment les chrétiens peuvent-ils faire une critique théologique à

l’économie politique qui en ce moment sacralise le marché, laisse survivre

les plus aptes et les plus riches mais qui de fait exclut les pauvres.

Pour le pasteur Claudio Oliver dos Santos, secrétaire exécutif de la

CLAI, «le souffle de l’Esprit s’est manifesté sur le mouvement oecuménique

au Brésil». L’oecuménisme, s’il veut progresser, doit être au service de la

vie et fortifier l’exercice des droits des citoyens. A ses yeux, ce dernier

aspect fait partie intégrante de «l’Evangile libérateur de Jésus».

La semaine oecuménique a été organisée par le Centre oecuménique de documentation et d’information (CEDI) en collaboration avec le COE, le Conseil latino-américain des Eglises (CLAI), la Coordination oecuménique des

services (CESE) et le Conseil national des Eglises chrétiennes (CONIC).

L’Eglise catholique fait partie de ces deux derniers organismes. (apic/emba)

17 octobre 1994 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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