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Rome: Synode sur la vie consacrée (171094)

Rapport intermédiaire du cardinal Hume

Rome, 17octobre(APIC) Le rapporteur général du Synode, le Cardinal Basil

Hume, a dressé lundi un premier bilan des trois cent cinquante interventions qui ont marqué les deux premières semaines de travail.

L’archevêque de Westminster (Londres) commence par renouveler la gratitude de l’Eglise pour la vie consacrée et rappelle «la nécessité de son option unique pour le Christ». Un premier chapitre, présente un «panorama» de

la vie consacrée dans le monde avec une société qui évolue: «chute des régimes totalitaires, sécularisation croissante, ascendant de la démocratie,

augmentation de la pauvreté, influence des médias, indépendance des peuples, crise de la famille». Autant de facteurs qui, selon le Cardinal Hume,

«invitent la vie consacrée à un radicalisme évangélique plus poussé». Il

constate en outre des éléments de «renouveau»: «augmentation de la vie contemplative, plus grande insertion des religieux au milieu des pauvres, participation des religieux à l’activité oeucuménique et au dialogue interreligieux, leur témoignage dans certaines circonstances difficiles, et leur

contribution en faveur de grandes causes comme la paix et la justice».

Le cardinal Hume note également que le «débat synodal a fait ressortir

la façon dont aujourd’hui de nouvelles formes de vie consacrée s’épanouissent aux côtés des formes traditionnelles plus anciennes, en insistant sur

la nécessité d’aider ces nouvelles formes par des critères appropriés de

discernement, sans en exclure les mouvements de laïcs ayant donné naissance

à de nouvelles formules de consécration qui souvent, ont une influence jusque dans les instituts de vie consacrée». Le problème de la crise des vocations dans les pays occidentaux est également évoqué comme celui de la formation «dans toutes ses exigences».

Le second chapitre traite de «réflexions» sur la vie consacrée en elle

même: «face à l’érotisme dominant, la chasteté montre la valeur de la virginité et proclame la fécondité de l’esprit et l’espoir de réssurection;

face à la pauvreté croissante, la pauvreté individuelle et la pauvreté collective doivent rendre témoignage; face à la mentalité démocratique

l’obéissance demande une grande motivation christologique ayant pour but

l’accomplissement de la volonté de salut du Père». Le même chapitre relève

«l’importance particulière des femmes consacrées au sein de l’Eglise, la

nécessité de leur accorder une plus grande participation dans les décisions

qui les concernent et leur contribution à la promotion de la condition des

femmes de notre époque».

Dernière série de problèmes traités dans le second chapitre du rapport

du cardinal Hume: «une plus grande intégration des religieux laïcs dans

l’administration des instituts mixtes selon les traditions, le problème du

port de l’habit religieux en tant que signe extérieur de consécration, la

clotûre des moniales, le véritable sens du prophétisme de la vie consacrée

au sein de l’Eglise».

Le troisième chapitre étudie la vie consacrée au sein de la «communion

ecclésiale»: «la vie consacrée appartient, sans possibilité de discussion

aucune à l’Eglise. Elle est en relation avec la hiérarchie comme avec le

laïcat. L’Eglise donne à la vie consacrée son plein caractère d’ecclésialité quand elle approuve ses formes et quand elle en reçoit sa profession des

conseils évangéliques». Le texte continue: «De la vient à la vie consacrée

son sens de juste autonomie, inséparable de la communion ecclésiale et de

la signification de l’Eglise. La vie consacrée a une évidente dimension

d’universalité qui la lie de façon spéciale au ministère du pape. C’est en

ce sens que se comprend l’expansion, au service de la mission universelle

de l’Eglise». Dans cette ligne, le document souligne que les rapports entre

évêques et religieux «doivent s’améliorer» à tous les niveaux.

Un quatrième, et dernier chapitre, étudie «la mission comme un des éléments essentiel de la vie consacrée». On insiste sur la mission «ad gentes»

dans un monde où «les deux tiers de l’humanité ne connaissent pas encore le

message de salut du Christ». On demande aux «jeunes églises» de passer de

leur condition «d’évangélisées» à celle d’»évangélisatrices»; aux instituts

de vie contemplative à s’implanter dans les pays non chrétiens.

Le texte souligne que l’inculturation a été l’un des thèmes les plus importants du Synode et que «l’option évangélique pour les pauvres» est perçue comme un grand défi: «la vie consacrée, appelée à cette option, ne doit

pas s’abstraire de la solution des problèmes qui engendrent la pauvreté, et

doit avoir une influence adéquate dans le but de réaliser un nouvel ordre

social».

Autres contributions auxquelles la vie consacrée est appelée: l’oeucuménisme et le dialogue interreligieux. (apic/jmg/mp)

17 octobre 1994 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 3  min.
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