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apic/Hongie/Juifs/réparation

Pays de l’Est: Des survivants de l’holocauste (111094)

cherchent à obtenir réparation

Budapest, 11octobre(APIC) Une délégation israélienne a entamé des

négociations avec le gouvernement hongrois concernant les demandes

d’indemnisation faites par des juifs qui ont perdu leurs biens à la suite

de la promulgation des lois anti-juives de 1938 et 1941. Les pourparlers

qui ont commencé à Budapest il y a quelques jours, devraient porter sur les

bijoux confisqués et autres objets précieux qui se trouvent à la Banque

nationale hongroise et qui n’ont pas été inclus par les dispositions

antérieures.

Lors des entretiens, le ministre des Affaires étrangères hongrois Laszlo

Kovacs, a présenté des excuses officielles pour la persécution des juifs

sous le gouvernement nazi en Hongrie.

Au moins 400’000 juifs hongrois, environ la moitié du nombre total de

juifs avant la guerre, seraient morts après l’occupation du pays en mars

1944 par l’Allemagne nazie.

De nombreux autres juifs sont morts sur le front de l’Allemagne de l’Est

où ils ont été envoyés comme «forces auxiliaires» par le gouvernement nazi

de Hongrie. Même si la plupart des juifs de Budapest ont échappé à la

déportation après la défaite de l’Allemagne en 1945, nombreux sont ceux qui

ont émigré en Israël. Actuellement on compte quelque 45’000 juifs en

Hongrie.

Selon les lois révisées adoptées en avril et mai 1992, les survivants et

les proches parents de ceux qui «ont perdu la vie, la liberté et leurs

biens pour des raisons politiques» durant la période 1939-89 peuvent

réclamer des «titres d’indemnisation». L’association hongroise de groupes

religieux juifs a cherché à recourir à un arbitrage constitutionnel voici

deux ans, estimant que les lois ne couvraient pas les descendants des

victimes de l’holocauste.

En février 1993, le ministère des Affaires étrangères hongrois a mis sur

pied une commission mixte, avec le Congrès juif mondial (CJM), basée à New

York, pour entamer des négociations, après une décision du CJM et d’Israël

de chercher à obtenir des indemnisations de plusieurs pays de l’Europe de

l’Est.

Tchéquie: pas de restitution pour les biens confisqués par les Allemands

Dans la République tchèque, une fédération de communautés juives réclame

la restitution de 202 biens mobiliers y compris 45 synagogues et 24

cimetières. Une loi de 1991, limitant la restitution aux biens et

possessions confisqués après la prise de pouvoir communiste en 1948, a été

amendée en avril pour étendre les droits de restitution et d’indemnisation

aux personnes victimes de la «persécution raciale». Les revendications

n’étaient pas admises dans le cadre des decrets d’après-guerre.

Toutefois, le gouvernement tchèque a prétendu qu’une restitution

générale aux juifs pourrait entraîner des demandes de 3,5 millions

d’anciens déportés allemands des Sudètes, dont les frais d’indemnisation

pourraient s’élever à 270 milliards de dollars américains.

Pologne: régularisation de la situation des Juifs

Les six conseils juifs régionaux de Pologne ont demandé la restitution

des biens publics saisis avant d’accepter le projet de loi visant à

régulariser la situation de la minorité juive, des lois parallèles ayant

déjà été promulguées pour les Eglises catholique romaine, orthodoxe et

protestante du pays.

Seules quelques-unes des 300 synagogues encore en place sont aujourd’hui

utilisées à des fins religieuses, alors que 47 sur 1044 cimetières juifs

dénombrés appartiennent toujours aux juifs, selon un rapport gouvernemental

de 1993. La Pologne compte quelque 8’000 juifs, alors qu’il y en avait

trois millions avant la guerre. (apic/eni/eb)

11 octobre 1994 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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