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Allemagne: Conséquences du «suicide collectif» de Cheiry et de Salvan

Les partis demandent une nouvelle politique envers les sectes (071094)

La Suisse dans l’expectative

Berne/Cologne, 7octobre(APIC) Les responsables de toutes les fractions

politiques représentées au Bundestag allemand ont réclamé une nouvelle politique à l’égard des sectes suite au «suicide collectif» des membres de la

secte du Temple solaire qui a causé la mort de 48 personnes dans les villages de Cheiry (canton de Fribourg) et Salvan (canton du Valais). En Suisse,

on attend les résultats de l’enquête et l’on insiste davantage sur la prévention et l’information que sur la répression. «Affaire des fiches»

oblige.

«Cela pourrait se passer de la même manière chez nous», a déclaré vendredi au journal «Express» de Cologne Renate Rennebach, experte des sectes

au parti social-démocrate SPD. Elle a réclamé la création d’un poste fédéral de chargé des sectes avec des compétences étendues. Du côté de la CDU,

Susanne Rahardt-Vahldieck, députée au Parlement à Bonn, a réclamé d’urgence

«davantage de personnel et d’argent pour combattre les sectes».

La libérale Margret Funke-Schmitt-Rink demande pour sa part que les sectes soient assimilées juridiquement à des entreprises, ce qui permettrait

aux organes de surveillance de les contrôler d’une autre manière.

Pour la Suisse, Etat libéral, l’accent doit être mis sur la prévention

Corinne Götschel, porte-parole du Département fédéral de Justice et Police, a déclaré vendredi à l’agence APIC qu’il est trop tôt pour se prononcer sur les suites à donner aux massacres de Cheiry et de Salvan dans les

domaines juridiques et législatifs.

Echaudée par l’»affaire des fiches», la Confédération ne veut pas insister en premier lieu sur la répression, la surveillance ou l’interdiction de

sectes ou de mouvements religieux. Elle souligne plutôt le côté prévention,

éducation et information. D’autant plus que tous les éléments de l’enquête

sur ce drame n’ont pas encore été réunis. Place donc à la réflexion à tête

reposée: dans une société libérale, où la liberté religieuse est ancrée

dans la Constitution, il faut agir avec prudence, note Corinne Götschel.

Mais selon les résultats de l’enquête, il n’est toutefois pas exclu que

certaines mesures soient prises. Cependant, l’information sur le danger de

certaines sectes reste d’abord le domaine des cantons. (apic/kna/be)

7 octobre 1994 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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