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apic/Jean Paul II /Klestil

Rome: le pape reçoit le président autrichien Thomas Klestil (251194)

Le riche patrimoine chrétien de l’Autriche

Rome, 25novembre(APIC) Le président autrichien Thomas Klestil, a été reçu

vendredi par le pape Jean-Paul II. Les deux hommes ont évoqué le riche patrimoine chrétien de l’Autriche ainsi que les responsabilités accrues que

le pays devra assumer prochainement du fait de son entrée dans l’Union Européenne.

L’Autriche se sait privilégiée par Jean-Paul II, puisque le pape y a déjà effectué deux visites pastorales: en septembre 1983 et en juin 1988. Le

président Klestil n’a pas manqué de le rappeler. A l’approche de l’entrée

de l’Autriche dans l’Union Européenne, le président souhaite qu’elle fasse

honneur à sa réputation de «miroir et modèle de l’Europe». Elle aspire, en

tout cas, à jouer un rôle européen pour faire grandir «la paix» et la «solidarité» entre les hommes, moyennant un esprit de compréhension et de réconciliation.

De ses deux visites pastorales en Autriche, le pape a gardé, de son côté, une «forte impression» au vu du «riche patrimoine chrétien et culturel»

du pays. Dans la culture, l’aspect éthique retient particulièrement l’attention du pape. L’éthique, dit-il, implique une référence à des «valeurs

et, en définitive, à la vérité». Dès lors, l’accent dans la culture ne peut

pas porter uniquement sur la qualité ou l’intensité du vécu, ou sur le degré d’intérêt. Pour le pape, les chrétiens, peuvent rendre de grands services à la culture en cherchant à dépasser la recherche du sensationnel ou du

seul plaisir pour retrouver en quoi le christianisme a été et reste «ferment» par son sens de la transcendance.

Sur le plan de l’agir politique et socio-éthique, le pape insiste aussi

pour que l’on accorde la priorité à l’être humain comme sujet personnel.

Sous cet angle, il félicite l’Autriche pour avoir, dans le passé, ouvert

les portes aux réfugiés, mais aussi ancré dans la législation le soutien

exemplaire aux minorités ethniques, tout en prenant sa part dans l’aide

humanitaire.

Et Jean-Paul II de conclure: «C’est par le souci d’une haute estime de

l’être humain et de sa dignité que votre pays pourra vaincre les symptômes

de violence et d’hostilité à l’égard des étrangers et d’autres groupes marginalisés. On ne peut bannir la violence, en fin de compte qu’en éduquant à

l’agir non violent et en conférant la souveraineté au droit.»

Le président a précisé à l’issue de l’entretien que l’état de santé du

pape lui avait paru très bon, même si Jean Paul II marche encore avec une

canne. (apic/jmg/mp)

25 novembre 1994 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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