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apic/Allemagne/Ecologie/Energie

Allemagne: Les Eglises veulent donner l’exemple (241194)

et réduire leur consommation d’énergie

Energie… nucléaire ou divine?

Genève, 24novembre(APIC) Une nouvelle étude, faite par l’institut OKO,

révèle que l’Eglise évangélique allemande (EKD), ses Eglises membres et les

institutions qui s’y rattachent, tels que les hôpitaux gérés par l’Eglise,

consomment approximativement autant d’énergie qu’une ville de 510 000

habitants. D’après les conclusions de cette étude il est possible pour les

Eglises de réduire leur consommation d’énergie d’un tiers, soit

l’équivalent de la consommation d’une ville de 191 000 habitants.

Cette étude s’inscrit dans le cadre d’un effort visant à «aller au-delà

des interpellations morales et à donner un exemple» dans le domaine de la

consommation d’énergie. Le projet a été soutenu par des personnalités du

monde ecclésiastique et politique, entre autres Klaus Engelhardt, évêque

président de l’EKD, et Klaus T#pfer, ancien ministre de l’Environnement.

Cette initiative est l’un des nombreux projets que mettent sur pied les

Eglises en vue de la réunion du Sommet international sur le climat, qui

aura lieu à Berlin du 28 mars au 7 avril 1995. C’est ce qu’a précisé David

Hallmann, un des responsables du programme sur les questions de

l’environnement et de l’énergie auprès de l’Eglise unie du Canada, lors

d’un entretien avec le journaliste de l’ENI à Genève.

Le Sommet de Berlin marquera le lancement officiel de la mise en vigueur

de la Convention sur les changements climatiques, adoptée par la Conférence

des Nations Unies sur l’environnement et le développement, tenu à Rio de

Janeiro en juin 1992.

Coordinateur de la représentation du Conseil oecuménique des Eglises

(COE) au Sommet de Berlin, David Hallman a ajouté que l’action des Eglises

face au problème des changements climatiques «s’inscrit dans la perspective

de la justice. Les changements climatiques sont causés en grande partie par

les pays industrialisés du Nord, où les émissions polluantes atteignent un

niveau élevé, mais les conséquences retomberont, d’une façon

disproportionnée, sur le Sud, entraînant une grave désertification,

l’élevation du niveau de la mer qui provoquera l’inondation de nombreuses

régions deltaïques, l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des

cyclones tropicaux.

«C’est aussi un problème de justice», a fait remarquer D. Hallman «entre

nos sociétés et celle des générations futures. Le problème a été causé par

les modes de vies de nos sociétés, et pourtant ce sont les futures

générations qui en subiront les conséquences. A l’heure où les Eglises sont

invitées à parler au nom des sans-voix, le problème des changements

climatiques est devenu inévitable.»

D. Hallman a précisé que les Eglises, par le biais du COE, font

maintenant autorité dans ce domaine «parce que nous avons fait notre

travail et nous nous sommes engagés à long terme». Il a ajouté qu’un

document du COE, «L’évolution accélérée du climat: notre foi à l’épreuve»,

était très utile pour les Eglises. (apic/eni/eb)

25 novembre 1994 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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