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apic/Serbie/COE/KEK
Serbie: des responsables d’Eglises s’efforcent de désamorcer les tensions
Genève, 16novembre(APIC) Lors d’une réunion de haut niveau, tenue le 14
novembre, des responsables du Conseil oeucuménique des Eglises (COE), de la
Conférence des Eglises européennes (KEK) et de l’Eglise orthodoxe serbe,
semblent être parvenus à apaiser le conflit qui couve entre les Eglises à
propos du rôle du mouvement oecuménique dans la promotion de la paix sur le
territoire de l’ex-Yougoslavie.
Ces derniers mois, l’attitude nationaliste de l’Eglise orthodoxe serbe
avait suscité de vives critiques de la part de plusieurs Eglises d’Europe
occidentale. En juillet dernier, des évêques orthodoxes serbes s’étaient
élevés contre un plan de paix élaboré pour la Bosnie-Herzégovine par des
instances internationales, déclarant que ce plan représentait un danger
pour «nos lieux de culte historiques».
En août, Rolf Koppe, un des responsables de l’Eglise évangélique
d’Allemagne (EKD), avait accusé l’Eglise orthodoxe serbe d’être
l’instrument des milieux nationalistes.
Le mois dernier, la Fédération des Eglises protestantes de la Suisse
(FEPS) avait exprimé sa préoccupation devant «les déclarations nationalistes » de l’Eglise orthodoxe serbe. Des pressions ont été exercées par certaines Eglises auprès du COE et de la KEK pour demander une intervention
auprès de l’Eglise orthodoxe serbe afin qu’elle modifie ses vues concernant
la cause serbe.
La réunion du 14 novembre a atteint «un nouveau degré d’échanges francs
sur la situation actuelle». Selon certaines sources à Genève aucune menace
d’exclusion de l’Eglise orthodoxe serbe du COE ou de la KEK n’a été
prononcée. Selon ces mêmes sources, le débat n’a pas été trop passionnel.
«Il n’a pas été possible de surmonter «toutes les divergences durant
cette brève rencontre, mais le caractère constructif des échanges a conduit
les participants à réaffirmer vigoureusement leur intention de rester
ensemble au sein de la communauté oecuménique», a révélé un communiqué. Les
participants ont reconnnu qu’aucune partie au conflit actuel n’était sans
responsabilité, mais en même temps, qu’aucune partie ne pouvait être tenue
seule responsable de la tragédie. De même, des représentants des Eglises
hors de l’ex-Yougoslavie ont admis que leurs actions et celles de leurs
pays avaient souvent contribué à l’évolution de la crise actuelle.
En plus des membres du personnel du COE et de la KEK, des représentants
de l’Eglise orthodoxe serbe, du Patriarcat oecuménique, du Patriarcat de
Moscou, de l’Eglise de Grèce, de l’Eglise évangélique d’Allemagne, de la
Fédération des Eglises protestantes de la Suisse, de l’Eglise de Suède, du
Conseil des Eglises de Grande-Bretagne et d’Irlande, de l’Eglise
d’Angleterre et du Conseil national des Eglises des Etats-Unis,
participaient à la réunion. (apic/eni/eb)




