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apic/Chine-Vatican/Visite du cardinal Wu

Chine: Le cardinal Wu Cheng-chung, de Hong Kong, invité à Pékin (101194)

Améliorer les relations entre le Vatican et la Chine populaire

Rome, 10novembre(APIC) L’évêque de Hong Kong, le cardinal Jean-Baptiste

Wu Cheng-chung, a été invité officiellement en Chine populaire, a annoncé

jeudi le Vatican. Le Saint-Siège, qui n’entretient pas de relations diplomatique avec Pékin, mais avec Taïwan, désire ardemment maintenir le dialogue avec la Chine communiste, afin notamment d’améliorer le sort de fidèles

de l’Eglise catholique non reconnue, qui vit plus ou moins dans la clandestinité.

«C’est avec intérêt que nous prenons acte du fait que le cardinal Wu

Cheng-chung a été invité à Pékin par le Conseil d’Etat pour les Affaires

religieuses de la République Populaire de Chine», a indiqué Joaquin Navarro

Valls, directeur de la salle de presse du Saint-Siège. Il a a exprimé

«l’espoir que le désir du Saint-Siège d’entrer en dialogue respectueux avec

le peuple chinois sera compris».

En septembre 1993, le cardinal Roger Etchegaray, président du Conseil

pontifical «Justice et Paix», avait déjà effectué un voyage officiel en

Chine, le premier d’un représentant de haut rang du Vatican depuis la rupture des relations diplomatiques entre la Chine et le Saint-Siège dans les

années 50. Mgr Etchegaray avait participé à l’ouverture des VIIe Jeux nationaux de la jeunesse, motif de l’invitation envoyée formellement par le

président du comité organisateur. Il faut noter que, pour Mgr Wu, l’invitation émane du Bureau pour les Affaires religieuses.

J. Navarro Valls avait indiqué à la veille de la visite du cardinal Etchegaray que «les contacts indirects avec la République de Chine se sont

intensifiés ces dernières années» et que «le Saint-Siège apprécie la volonté d’ouverture du gouvernement chinois». Radio Vatican rappelait de son côté qu’il reste un long chemin à parcourir avant la normalisation des relations entre les deux Etats et qu’aucune négociation n’était inscrite au

programme de la visite de Mgr Etchegaray, qui est un geste de courtoisie et

d’amitié envers le peuple chinois.

A son retour, le cardinal Etchegaray avait déclaré que le gouvernement

chinois désire «améliorer lentement» les relations avec le Vatican. Dans

une déclaration, il avait vu dans sa visite, qui est «un signe visible»

d’une volonté de dialogue entre Pékin et le Vatican. S’il n’était pas venu

pour négocier, il n’en avait pas moins été reçu à l’Assemblée Populaire

Nationale par le vice-président Bu He, eu des entretiens avec le directeur

du Bureau des affaires religieuses du Conseil des Affaires d’Etat, Zhang

Shangzuo, et avec l’Association chinoise pour la Compréhension

internationale. Tous ces interlocuteurs, déclarait-il, «souhaitent tourner

les pages d’histoire les plus anciennes que Pékin et Rome ont eu du mal à

écrire ensemble comme les plus récentes écrites séparément».

3,4 millions de catholiques sont recensés officiellement par le gouvernement chinois, qui ne prend en compte que les membres de l’Eglise patriotique, seule reconnue, qu’il a créée en 1957 pour préserver les fidèles

catholiques de «l’influence» du Vatican. Mais les estimations du nombre total des catholiques oscillent, selon les sources, de 8 à 12 millions.

(apic/cip/jmg/be)

10 novembre 1994 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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