Un service ecclésial nouveau s’étend en Flandre : des «personnes de
contact» pour les communautés locales =
Hasselt, 9 décembre 1994 (CIP)
Après le diocèse d’Anvers, c’est au tour du diocèse de Hasselt de miser sur
des «personnes de contact» pour veiller à la bonne marche quotidienne de la
communauté et assurer une permanence dans les paroisses qui n’ont plus de
prêtre résident.
Rien ne remplacera «le visage d’une personne concrète à qui l’on peut
s’adresser dans une paroisse, afin que chacun se sente chez lui»,
constatait une directive publiée cet automne par le diocèse d’Anvers. Dans
ce diocèse, la désignation de personnes de contact dans les paroisses sans
prêtre résident a commencé il y a une dizaine d’années. Après cinq ans,
l’expérience a fait l’objet d’une évaluation et des directives plus
complètes ont été données. Actuellement, une trentaine de paroisses du
diocèse disposent de personnes de contact, dont une dizaine ont été
officiellement nommées par l’évêque, Mgr Van den Berghe.
Le diocèse voisin de Hasselt a tiré parti de cette expérience pour élaborer
ses propres orientations en fonction la situation limbourgeoise. Le statut
des personnes de contact est très proche de celui d’Anvers, mais moins
officialisé, observe le vicaire général Lambert Vanherk.
Actuellement, le diocèse de Hasselt compte environ 120 personnes de
contact. «Bien sûr, elles ne sont pas tombées du ciel. Il a fallu laisser
les choses se faire à partir de la base, surtout dans les petites paroisses
du sud du Limbourg. On a laissé l’expérience se poursuivre durant cinq ans
avant d’indiquer des orientations», raconte l’abbé Vanherk.
Plus un prêtre a de paroisses en charge, ajoute-t-il, meilleure doit être
l’organisation pastorale et donc l’entente entre le prêtre et l’équipe
paroissiale qui l’entoure. Le prêtre continue d’exercer sa responsabilité
et son rôle ministériel dans la direction de la paroisse, l’annonce de
l’Evangile et la célébration des sacrements. Mais un grand nombre de
services peuvent être partagés judicieusement et assumés par des laïcs :
depuis la catéchèse jusqúà l’accompagnement des malades, en passant par
l’accompagnement de divers groupes dans l’approfondissement de la foi.
Le rôle d’une personne de contact est plus particulier : c’est une personne
que l’on peut venir trouver aussi bien pour inscrire un enfant au baptême
que pour demander l’ouverture des portes de l’église, se renseigner sur des
orientations pastorales, comme sur divers aspects pratiques de la vie
ecclésiale. Pas forcément un homme ou une femme à tout faire, mais une
personne «relais», insiste l’abbé Vanherk. Pour assumer une telle fonction,
l’expérience montre que cette personne doit être membre de l’équipe
pastorale, dont elle devra relayer les informations et les orientations,
sans sortir pour autant de son rôle exécutif. L’étendue de ce rôle variera
forcément selon les paroisses. A l’équipe pastorale d’en délibérer avec le
prêtre pour que les attributions soient clairement précisées et reconnues
par tous, sans être surfaites.
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