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apic/Suites de la chansonnette de Mgr Leonard/ Il présente ses excuses
Belgique: L’évêque de Namur présente ses (041294)
excuses après sa «chansonnette» controversée
Mgr Léonard surpris du tollé provoqué par sa prestation à la RTBF
Namur, 4décembre(APIC) Mgr André-Mutien Léonard, évêque de Namur, regrette d’avoir «sans doute inutilement blessé» les personnes épinglées nommément dans un pastiche caustique d’une chanson de Brassens qu’il a chantée
la semaine dernière sur les ondes de la radio télévision belge francophone
RTBF.
La complainte de Mgr Léonard, chantée sur l’air du «Fossoyeur» de Brassens, s’en prenait nommément à un chanoine de son diocèse, et mettait également en cause les journalistes chroniqueurs religieux, ainsi que le vicerecteur de l’Université catholique de Louvain, Gabriel Ringlet. Le Père Hubert Pirlot, porte-parole de la Conférence des évêques belges, avait
qualifié de «maladresse» la prestation radiophonique de Mgr Léonard.
L’évêché de Namur a publié ce week-end un communiqué de Mgr Léonard concernant son intervention à l’émission de la RTBF «Matin-Première» du 28 novembre. L’évêque remercie ceux l’ont compris et présente ses excuses à ceux
qu’il a «sans doute inutilement blessés», en formant le voeu que le débat
de fond qu’il a voulu alimenter par cette «intervention épiscopale d’un
genre un peu inusité» se poursuive à l’avenir «sur un registre probablement
différent».
Dans la plus pure tradition de l’humour belge
Dans son communiqué, Mgr Léonard explique que son premier objectif était
d’exprimer la conviction que, dans la presse de mouvance catholique, la déontologie de l’information religieuse comporte des responsabilités spécifiques parfaitement compatibles avec la liberté de la presse. Jugeant que la
polémique récente concernant ses positions en la matière était largement
surfaite, Mgr Léonard écrit: «J’ai cru bon d’y répondre avec humour en interprétant une chanson dans le style de Georges Brassens. Je n’avais l’intention de blesser personne, pensant de bonne foi qu’en Belgique l’humour
fait partie de nos traditions. Certaines réactions positives me confirment
dans cette conviction. D’autres, négatives, me montrent que je risque de
m’être trompé».
L’évêque de Namur espérait aussi, par ce morceau satirique, conclure
dans la bonne humeur la «petite guerre» dont il a souvent été la cible durant les trois années écoulées, c’est-à-dire depuis sa nomination sur le
siège épiscopal de Namur. (apic/cip/be)




