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apic/Lettonie/BICE/Enfants handicapés

Genève: Activités du BICE en 1995: (240195)

Les enfants handicapés des ex-pays de l’Est

Les laissés pour compte du déclin communiste

Genève, 24janvier(APIC) Les enfants handicapés et leur familles seront au

centre des activités du bureau international catholique de l’enfance (BICE)

en Europe centrale et orientale en 1995. Il est urgent, selon le BICE,

d’intensifier la formation des professionnels dans le domaine de la

réhabilitation et de la formation des enfants handicapés.

Les enfants handicapés, exclus de la vie familiale et sociale sous le

régime communiste sont les premières victimes d’une transition économique

et politique difficile. Ils vivent en marge d’une société peu disposée à

les intégrer. Le BICE se propose de soutenir des projets locaux répondant

aux besoins spécifiques des enfants handicapés mentaux et physiques de la

région, indique le secrétariat de l’organisation à Genève.

Le cas Letton

Terre d’émigration forcée à cause des invasions répétées, la Lettonie

est aujourd’hui un pays éclaté qui lutte pour son identité propre, estime

Sylvie Brel consultante du BICE. La moitié de la population vivant

actuellement sur le terrtoire letton est de nationalité russe.

Invitée, dans le cadre du BICE, par le Fond Letton pour les Enfants,

Sylvie Brel s’est rendue en Lettonie pour visiter deux camps de vacances

accueillant des enfants atteints de séquelles d’encéphalopathies,

d’invalidités partielles, de diabète ou de cancers stabilisés.

Sous le régime soviétique, les enfants handicapés étaient pris en charge

par l’Etat dans des institutions spécialisées. Après l’effondremment du

communisme et de ses institutions, les parents se retrouvent aux prises

avec un problème qui peut avoir des conséquences dramatiques. En outre,

l’installation d’un chômage chronique et l’abaissement du pouvoir d’achat

ont sensiblement diminué les ressources familiales. De plus, les mères ont

du mal à conserver leur emploi si elles ont un enfant handicapé à la maison

qui demande beaucoup de présence et d’attention. Le nouveau gouvernement,

submergé de problèmes économiques et politiques, n’a pas le souci ni les

moyens de subventionner la prise en charge matérielle de ces enfants.

L’absence de lois organisant la vie sociale ne rend pas la tâche facile

à des organisations comme le Fond Letton pour l’Enfant. Ce vide législatif

se situe au niveau des droits de l’homme et de l’enfant, et a fortiori du

statut et des droits des handicapés. De même, les ONG ne bénéficient pas,

en Lettonie, d’une reconnaissance légale. (apic/com/eb)

24 janvier 1995 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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