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apic/Mariastein/Schenker
Suisse: Nouveau supérieur à l’abbaye de Mariastein (240195)
Mariastein, 24janvier(APIC) La communauté des bénédictins de Beinwil-Mariastein, près de Bâle, s’est donné un nouvel Abbé en la personne du Père
Lukas Schenker. Agé de 58 ans, il succède au Père Maurice Fürst qui quitte
ses fonctions pour raisons d’âge.
Hans Joseph Schenker, le Père Lukas, est né le 13 juillet 1937 à
Däniken. Entré au couvent de Mariastein en 1958, il entreprend des études
de philosophie et de théologie, à Einsiedeln notamment. Ordonné prêtre en
1963, il pousuit des études d’histoire et de latin à l’Université de
Fribourg. Il obtiendra son doctorat de philosophie et son diplôme de maître
de gymnase. Il a ensuite enseigné durant une dizaine d’année. Il préside
également la «Vereinigung für Schweizerische Kirchengeschichte».
Archiviste et bibliothécaire, le Père Lukas Schenker est aussi le
rédacteur de la revue «Mariastein». Il est également l’un des auteurs et
éditeurs de «l’histoire oecuménique de la Suisse», un ouvrage paru en
allemand l’automne dernier. Il est désormais le Père Abbé de trente moines,
et le 40ème dans la succession du couvent de Beinwil, le 18ème dans celle
de Mariastein. Mgr Hansjörg Vogel, évêque de Bâle, lui donnera la
bénédiction abbatiale en la basilique de Mariastein samedi 25 février.
Quand à son prédecesseur, l’Abbé Maurice Fürst, il quitte son poste pour
raison d’âge après 24 ans à la tête du monastère. (apic/sic/eb)
Encadré
Une histoire très mouvementée
L’origine du monastère de Beinwil-Mariastein remonte au XIIe siècle. Des
moines s’établissent sur la route de Passwang. Ils suivent la règle de
saint Benoît.
Transféré à Mariastein en 1648, le monastère connaît un bel essor. Beinwil reste pour sa part une paroisse du couvent. Lors de la Révolution, les
moines sont chassés et leur biens dilapidés. En 1802, le père Abbé Jérôme
Brunner rachète le sanctuaire. Les bâtiments sont rénovés. En 1874, le Kulturkampf supprime le monastère. Le pèlerinage marial est toutefois si connu
qu’il est maintenu et deux moines restent à Mariastein. Les autres sont expulsés trouvent refuge à Delle, en France voisine. En 1901, ils partent
pour se rendre à Salzbourg, puis à Bregens, en Autriche. Chassés encore par
les nazis, ils sont accueillis à Mariastein en 1941 avec le droit d’asile.
Il faudra attendre 1971 pour que le peuple soleurois, en votation cantonale, rétablisse l’Abbaye bénédictine de Mariastein dans ses droits. Une dizaine d’années plus tard,le monastère de Beinwil redevient la propriété du
couvent de Mariastein. (apic/sic/eb)




