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apic/MADEP/ rencontre Fribourg

Fribourg: Journée cantonale du MADEP

«Etre chrétiens, c’est d’abord vivre la participation»

Fribourg, 22janvier(APIC) Une trentaine de garçons et de filles de 9 à 12

ans, membres du Mouvement d’apostolat des enfants et préadolescents (MADEP), ont essayé samedi à Fribourg de mieux vivre la relation aux autres, à

la mesure de leur âge et de leur tempérament. Réfléchir, dessiner, rire,

prendre la parole, prier et jouer ont été les verbes échangés et conjugués

toute la journée à la grande salle de la paroisse Saint-Pierre. Pour faire

un petit pas dans la direction de l’autre. Pour découvrir aussi son propre

égoïsme. En essayant pourtant de le vaincre si l’on veut être disciples de

Jésus.

Les enfants venus de Marsens, Echarlens, Vuippens, Montagny, Mannens,

Estavayer-le-Lac, Praroman, La Tour de Trême et du quartier du Schönberg à

Fribourg, ne sont pas des angelots, ni des saintes nitouches. Au moment de

la pause, ou lassés par l’effort fourni à la fin d’un carrefour, certains

s’en donnent à coeur joie pour crier, voire pousser ou taquiner le voisin.

Quand l’animatrice propose un jeu, il y a des hourras de satisfaction. Normal, ils sont comme tous les enfants du monde. N’empêche, ils auraient pu

aller skier, mais ils sont venus volontairement avec l’équipe du MADEP de

leur village pour vivre un «temps fort» de leur mouvement.

Cette année, les responsables avaient décidé de mieux analyser avec eux

la participation des enfants dans leur équipe, dans l’action, dans le milieu des copains et dans leur mouvement cantonal. Quatre thèmes à la base

d’autant de carrefours. Distribution de feuilles de toutes les couleurs. Et

les enfants de dessiner une grille de relations avec des noms bien précis,

la bonne copine ou celle «qui m’énerve à l’école car elle se croit supérieure aux autres». Une multitude de coeurs entoure le nom de la bonne copine. Par contre, l’autre est reléguée tout au coin de la page! A chaque

table, un animateur. Il relance le débat, répond à une question d’un enfant

qui hésite à se lancer.

Après le repas de midi, c’est le moment de la mise en commun. Et chacun

vient au micro, avec son parchemin, sa belle banderole avec deux piquets

comme dans une manif, ou brandissant son bonhomme en papier, dire la phrase

qui résume sa découverte ou ce qu’il veut faire désormais. Après s’être

présenté par son prénom, chacun et chacune affirme fièrement sa résolution:

«J’aimerais bien comprendre la réaction d’Andréa»; «j’aimerais parler du

MADEP à toute ma classe»; «j’aimerais qu’il arrête de m’embêter à l’école»;

«je veux inviter aussi Nicole, que j’aime moins, à mon prochain anniversaire»;«je m’engage à écrire un article pour «Médidon», le journal du mouvement dans le canton de Fribourg».

C’est encore au conditionnel ou au présent, peu importe. Ils essayent de

vivre l’Evangile de Jésus. Personne n’est parfait, mais la volonté d’ouverture existe. Les réponses ne sont pas intellectuelles. Ce n’est pas de la

haute philosophie. Certains diront que c’est banal. Mais les mots prononcés

sortent du coeur.

Car chaque prénom est précieux. Celui de leurs copains présente des yeux

rieurs ou un visage mélancolique. Chaque visage aspire à être aimé et respecté. Le MADEP, fidèle à la méthode de l’Action catholique «Voir, Juger,

Agir», est un mouvement d’Eglise, dans toute la Suisse romande, qui accompagne des enfants dans la réalité de tous les jours.

Une telle journée se termine par l’Eucharistie. La liturgie de la parole

est toute prête. Les slogans écrits sur les banderoles, les parchemins

pleins de résolutions, valent bien une épître. Puis les enfants mettront en

scène la parole du Christ. «Vous êtes le sel de la terre et la lumière du

monde». Il s’agit de repartir dans son village et son quartier revigoré par

le bon sel évangélique: bâtir un monde plus fraternel.

Sonia Lauper, animatrice cantonale, se dit heureuse de préparer avec les

autres animateurs et animatrices, une telle rencontre. Chaque équipe du MADEP découvre ainsi la dimension cantonale du mouvement, mais surtout c’est

«tellement formidable» de découvrir, à travers chaque enfant, sa générosité, parfois son refus momentané, bref la liberté des enfants de Dieu qui

essayent de vivre ensemble. (apic/Bernard Bavaud)

Le MADEP, mouvement catholique pour enfants et pré-adolescents, est composé

de trois branches. Pour enfants de 6 à 9 ans, de 9 à 12 ans et de 12 à 15

ans; trois permanentes à mi-temps assurent l’animation du mouvement dans le

canton de Fribourg. Leur rôle est d’animer la formation des responsables

d’équipes, de visiter les équipes, de préparer des week-ends ou «les temps

forts» comme la journée de samedi, enfin de participer aux réunions prévues

sur le plan romand. Pour d’autres informations: Sonia Lauper, Bouleyres,

1636, Broc. Tél. 029/ 621 12

22 janvier 1995 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 3  min.
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