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Démission de l’évêque de Sion, le cardinal Henri Schwery (190195)
Pas de vacance du siège épiscopal de Sion
Mgr Schwery reste à son poste jusqu’à la désignation de son successeur
Sion, 19janvier(APIC) La démission pour raison de santé de l’évêque de
Sion, le cardinal Henri Schwery, rendue publique jeudi 19 janvier par les
médias de Suisse romande, n’entraînera pas de vacance du siège épiscopal de
Sion. Mgr Schwery reste à son poste jusqu’à la désignation de son successeur, qui devrait avoir lieu avant trois mois. Le diocèse fonctionne donc
normalement, sans administrateur ou coadjuteur; il n’y a aucun changement
pour le moment dans les différentes instances diocésaines.
A l’évêché de Sion, on souligne que le cardinal Schwery est actuellement
en bonne forme physique et psychique et qu’il gardera des engagements pastoraux, sans préciser si cela se fera dans le cadre diocésain ou en dehors,
au service de l’Eglise universelle. Mgr Schwery reste cardinal et conserve
en outre ses charges au sein des Congrégations romaines pour le culte divin
et la discipline des sacrements, et du clergé. Il demeure également membre
du Conseil pontifical pour les communications sociales et membre du Conseil
des cardinaux pour l’étude des problèmes relatifs à l’organisation et aux
questions économiques du Saint-Siège.
Etant cardinal, Mgr Henri Schwery, qui bénéficie de toute la confiance
de Jean Paul II, pourrait également participer à l’élection éventuelle d’un
nouveau pape. L’amour de son pays valaisan chevillé au corps, le cardinal
Schwery avait toujours dit avant sa démission qu’il ne quitterait pas son
beau canton pour aller à Rome. La question d’un évêque auxiliaire pour le
diocèse de Sion n’est plus du tout à l’ordre du jour. Les problèmes de santé du cardinal Schwery avaient incité les responsables du diocèse à envisager toutes les éventualités pour alléger sa charge, que ce soit un évêque
auxiliaire, un administrateur ou un coadjuteur, mais ils y ont finalement
renoncé.
Après 18 ans d’un épiscopat pas toujours facile – le schisme d’Ecône en
particulier l’a profondément marqué, et il a parfois rencontré des difficultés à faire passer ses décisions devant certains conseils – l’ont fatigué et provoqué une certaine lassitude, et lui ont fait perdre quelque peu
une combativité bien connue. Mgr Schwery avait d’ailleurs toujours estimé
que les évêques qui avaient perdu le «feu sacré» ne devaient pas forcément
rester en fonction jusqu’au bout, jusqu’à 70 ou 75 ans, mais qu’il y avait
un renouvellement nécessaire pour faire face à la rapidité des développements sociaux et à la nécessaire adaptation de la pastorale. (apic/be)




