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Révocation de Mgr Gaillot: Réactions en Allemagne et en Autriche (170195)

Le porte-parole du Vatican justifie la mesure contre l’évêque d’Evreux

Bonn/Linz, 17janvier(APIC) Depuis Port-Moresby, en Papouasie NouvelleGuinée, où Jean Paul II se trouve en visite pastorale jusqu’à mercredi,

Joaquin Navarro-Valls, porte-parole du Vatican, a justifié la décision du

Saint-Siège de révoquer Mgr Jacques Gaillot, tandis que des voix critiques

continuent à se faire entendre un peu partout, notamment en Allemagne et en

Autriche.

Joaquin Navarro-Valls a déclaré aux journalistes accompagnant le pape

qu’un évêque a une grande «liberté de parole», mais ne doit pas aller contre l’enseignement de l’Eglise. Et si la liberté existe dans l’Eglise, celle-ci est inséparable de la vérité, c’est-à-dire de l’enseignement de

l’Eglise, a-t-il insisté. Il a réfuté les bruits selon lesquels la décision

de «démissionner» l’évêque d’Evreux aurait été à dessein rendue publique

durant le voyage du pape en Asie.

A Bonn, Rita Waschbüsch, présidente du Comité central des catholiques

allemands (ZdK), a qualifié mardi de «totalement inutile» la mesure prise

par le Vatican contre Mgr Gaillot et comme nouvel exemple de «dialogue raté

dans l’Eglise». Rita Waschbüsch a souhaité que dans cette affaire la décision vaticane ne soit pas le dernier mot et que l’on trouve une solution

basée sur un accord mutuel. Si elle a salué l’engagement de Mgr Gaillot envers les femmes, la présidente du ZdK a cependant déploré certaines manières d’agir de l’évêque d’Evreux, comme les interviews à des revues «typiquement macho».

De son côté Eduard Ploier, président de l’Action catholique du diocèse

de Linz, en Autriche, a déclaré mardi que dans son pays aussi la déposition

de l’évêque d’Evreux avait jeté la consternation et la tristesse parmi de

nombreux catholiques. Le responsable diocésain a déclaré que les motifs invoqués au départ pour justifier la révocation de Mgr Gaillot n’ont pu rendre plausible cette décision du Vatican.

En effet, il s’agit de questions (divorcés remariés, célibat des prêtres, etc.) qui dans l’Eglise sont discutées de manière controversée dans

le monde entier. Il a remarqué que les évêques ne sont pas des «employés du

Vatican», mais des vicaires et des ministres du Christ, comme cela est dit

dans la Constitution sur l’Eglise du Concile Vatican II. Sans mentionner

explicitement des cas qui divisent l’Eglise autrichienne comme celui de Mgr

Krenn à Sankt Pölten, Eduard Ploier a toutefois relevé que si Mgr Gaillot,

comme le lui reproche le Vatican, «ne s’est pas révélé apte à exercer le

ministère de l’unité qui est le premier devoir d’un évêque», d’autres évêques pourraient alors encourir le même reproche. (apic/kna/kpr/be)

17 janvier 1995 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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