En ce qui concerne les dépenses d’assistance, en 1987, elles étaient de

Daniel Monnin, chef du service social cantonal à Neuchâtel

3,9 millions, 1988, de 4,7 m, 1989, de 4,4m, 1990, de 5,5 millions, 1991,

8,2 mill., 1992, 11,2 m, 1993, 14,1 m.

Si on prend une autre statistique, on a une statistique du nombre de

nouveaux dossiers que nous ouvrons chaque année. En plus des dossiers en

traitance…. c’est à dire toutes les fois qu’une personne ou une famille

ou quelqu’un vient pour la première fois aux services sociaux, qui n’a pas

encore de dossiers. Dossier répertorié en fonction de différents critères.

Le nombre: entre 1984 et 1988, pas de variation particulière. en 88, 262

nouveaux dossiers, en 89, 290; en 90, 365; 91, 597; 92, 663; 93, 739. En

1994…. je ne sais pas ce que cela donnera en matière financière, mais en

nombre de nouveaux dossiers ouverts, on sera autour de 750 nouveaux dossiers.

Dans le cas de ces nouveaux dossiers ouverts, on les ouvre par causes

d’indigence… et si on prend la rubrique chômage, on constate qu’elle constituait en 1988 le 26,7% de l’ensemble des dossiers, en 89, 15,9%; 90,

17,3%; 91, 28,8%; Impressionnant…. parce qu’en 91, c’est là qu’on voit

une nette augmentation, et malgré le fait… on passe de 365 nouveaux dossiers à 597… et sur les 597, la proportion chômage a encore nettement

augmentée. En 1992, 29,1% et 93, 29,9. Donc près d’un tiers ce sont pour

des raisons de chômage.

Le constat en clair à ce niveau, nette augmentation des dépenses, nette

augmentation du nombre de dossier. Le nombre de dossiers réel? je ne l’ai

pas. En gros, je peux dire qu’il y a 2’500 dossiers, ce qui représente environ 4’500 personnes assistées. Ce qui représente le 3% de la population

qui est assistée

La crise en est la cause. Je dirais que les services sociaux sont actuellement «sous-déveppéés» par rapport à la nécessité. Un constat général au

sein des services sociaux cantonaux… «Oui, parce qu’on est soumis aux

lois des finances publiques, qui font qu’à l’heure actuelle, on parle plus

de restriction et de diminution de personnel que d’augmentation.. Le perrsonnel des services sociaux … pas suffisant en nombre. On le voit par le

nombre de dossiers que traitent les assistants sociaux dans les administrations. Avant ils avaient entre 80 et, maximunm, 90 dossiers. Maintenant: le

double.

Dossier du contant, par François Enard….. va-t-il dans le sens de

Fragnière… 10% au dessous du seuil et 10% juste à la limite? Donc un 20%

de la popul!atin. Est-ce que cette projection est juste pour Neuchâtel? Un

tableau significatif à cet égard. L’étude disait à ce propos: Si on prend

un revenu disponible, on trouve un seuiol de pauvreté au sens strict, il y

avait là 14,2% de la populkation en dessous… étude 1987. Revenu 87. Par

contre… v. Fragnière…. Là on a un revenu disponible – le seuil de pauvreté au sens strict qui correspond à 50% du revenu disponible moyen par unité de consommation. C’est-à-dire qu’on prend une moyenne sur la base européenne. Si on prend la frange de population en situation dite de précarité.

Si on prend un revenu disponible de 12’926 franc, c’est-à-dire pratiquement

100 francs de plus par mois… si on élève ce seuiol de pauvreté de 100

francs par mois, on passe de 14,2% de la population à 19,3%. Une différence

minimum de 100 francs par mois fait basculer des gens d’un côté ou de l’autre.

Et là, on était en 87. Aujourd’hui? Si on prend dans le canton de Neuchâtel en 1993, on a une population de 164’904 habitants. A l’assistance,

il y a 4’500 personnes, aux prestations complémentaires: 5’500, ces chiffres s’ajoutant les uns aux autres, au chômage, il y en a 5’957, dans le

cadre des mesures de crises, c’est-à-dire des mesures complémentaires sur

le plan antonal, il y en a 1’569. L’Assurance maladie obligatoire. Il y a

des gens qui voient leur assurance maladie payée totalement, à 75%, 50% ou

25%. Si on prend toutes catégores confondues, il y a 25’000 personnes dans

le canton qui voient leurs cotisations diminuer en raison d’un subsifde

payé par l’Etat.

Ce qui faut dire: en 1974, le canton de Neuchâtel figurait parmi les

cantons les plus riches de suisse. Cette année là, le revenu moyen par habitant situait Neuchâtel au 6e rang des cantons suisses. En 1993, il se

trouve au 20e rang… parmi les cantons pauvres. En 20ans: basculé. Les effets de la crise. Crise horlogère et de la machine outils dans le canton de

Neuchâte marquée, à quoi s’ajoute le reste… ce dont souvre les autres

cantons.

Aujourd’hui? C’est calculé sur un revenu moyen dans le canton… la proportion je ne pense pas qu’elle augmente énormément. Il est fort possible

que le seuil de pauvreté n’a pas beaucoup augmenté entre ces années, ce qui

ne veut pas dire que le niveau de vie n’a pas baissé. On peu avoir le même

pourcentage par rapport à un revenu moyen, mais c’est vrai… il faudrait

le comparer par rapport à Zurich ou Zoug par exemple, c’est là qu’on verrait la différence.

On ne sait plus à l’heure actuelle lire la pauvreté, disait Fragnière et

Enard. On ne la voit plus… on la cherche toujours sous la forme du clochard… c’est pas ça. Et quand on en voit pas ou qu’on en voit peu, on se

dit que ça va bien. Non. V. Laurent Borel, des cartons du coeurs. Corcelles. La classe d’êge des personnes qui s’adresse à l’assistance, c’est une

classe d’âge, la majorité provient de l’âge de 18 à 30 ans. Chose qu’on ne

voyait pas avant. En 88 on était à 35%, on est maintenant à 43%. Et le chômage, le 44,3% des nouveaux dossiers ouverts pour raison de chômage concernanit des jeunes de 18 à 30 ans. Et 28,5% des 31 à 40 ans. Entre les 18 et

40 ans, ça fait 72,8%. Les répercussions… se feront sentir lorsqu’oils

passeront dans une classe d’âge (3e). Un constat: A l’heure actuelle, les

jeunes sont dans une situation beaucoup plus mauvaise que les personnes

âgées…. déjà que les personnes âgées vivent pour beaucoup dans la précarité…. Les personnes âgées bénéficient de la rente AVS et des prestations

complémentaires sîl y a lieu…, bénéficient d’un minimum garanti. Mais pas

les jeunes, formés ou pas.

les 30/40 ans

11 janvier 1995 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 4  min.
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