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Sion: Message du cardinal Schwery pour le Dimanche des malades (230295)
«Dieu est impatient que nous lui ressemblions»
Sion, 23février(APIC) «Dieu vous aime. Or, lorsque quelqu’un vous aime
vraiment, il s’établit une réciprocité, une sorte de réflexion, comme dans
un miroir». C’est ainsi que l’évêque de Sion, le cardinal Henry Schwery,
s’adresse aux malades et handicapés dans sa lettre pastorale à l’occasion
du Dimanche des malades 1995, le 5 mars prochain.
«Malades, infirmes, personnes affligées par les handicaps de la vieillesse, vous êtes chaque jour présents dans ma prière», assure-t-il. Dans sa
lettre, le cardinal Schwery n’oublie pas ceux qui soignent et accompagnent
les malades.
Si des époux, dans leur fidélité, finissent par se ressembler, «Dieu est
impatient que nous Lui ressemblions». «Un peu comme des parents qui regardent grandir leurs enfants». L’évêque de Sion prend l’exemple de la relation entre une mère et son enfant malade: «La maladie de son enfant devient
sienne aussi. Parfois même elle en souffrira davantage que le malade».
«Tel est aussi le regard que Dieu porte sur vous, les malades. Il vous
veille avec d’autant plus d’amour». Et le cardinal de rappeler qu’»on aura
jamais assez dit que Dieu n’aime pas la maladie. Il hait la mort». Et
«c’est par Amour que Jésus, non seulement fut victime du mal dans son
corps, mais partage toutes les souffrances des hommes, à longueur de
temps».
Un amour préférentiel
«Je ne suis ni médecin, ni sorcier, ni magicien. Je n’ai donc pas
grand-chose à vous offrir qui puisse vous soulager ou vous guérir,
physiquement. Mais ce que j’ai, je vous le partage aujourd’hui: la
certitude que Dieu nous aime. Qu’il vous aime d’amour préférentiel»,
affirme Mgr Schwery en conclusion. «Et si d’aventure vous êtes trop
fatigués ou parfois découragés au point que vous ne savez pas très bien
comment rendre un peu de cet amour à Dieu en retour, alors je vous dédie
volontiers ma prière».
Le cardinal termine par ces mots d’encouragement: «Que Dieu vous
bénisse. Qu’il bénisse ceux qui vous soignent et vous accompagnent. Qu’il
les bénisse d’autant plus généreusement en reconnaissance de votre part».
(apic/id/eb)




