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apic/Raiser/CLAI

Chili: Clôture de l’Assemblée générale de la CLAI

Le Secrétaire général du COE invite les Eglises à ne pas négliger le social

Concepcion, 1erfévrier(APIC) Le secrétaire général du Conseil oecuménique

des Eglises (COE), Konrad Raiser, invite les Eglises à ne pas négliser

leurs responsabilités dans le domaine social. Les changements politiques en

Amérique latine et à travers le monde, a-t-il déclaré devant les participants à l’Assemblée générale du Conseil des Eglises d’Amérique latine

(CLAI), réunis à Concepcion, au Chili, du 25 janvier au 1er février, conduisent les Eglises à abandonner leurs responsabilités dans le domaine de

la justice sociale, au profit d’un «oecuménisme limité aux relations entre

Eglises».

Devant cette situation, a-t-il affirmé, la tâche oecuménique est de former «des communautés d’espoir» qui «transformeront les institutions ecclésiastiques existantes». «Ces communautés d’espoir» constituent déjà une

«nouvelle réalité ecclésiale» et sont aujourd’hui «l’expression de notre

espérance vivante en attendant l’avènement du Royaume de Dieu». Le processus de démocratisation signifie que de nouveaux acteurs, séparés des Eglises, peuvent participer à l’élaboration de la politique gouvernementale et

de l’éducation populaire – qui est depuis longtemps «un terrain privilégié»

de l’activité oecuménique.

Durant les années 70 et 80, le langage de «la résistance et de la lutte»

a été «un moyen puissant de soutenir l’espoir», a encore dit le secrétaire

général du COE, en faisant référence aux expériences des anciens pays communistes en Europe orientale, de l’Afrique du Sud et de l’Amérique latine.

Selon lui, le mouvement oecuménique doit aujourd’hui «aller au-delà de la

résistance et de la lutte, et entamer un processus de reconstruction dans

l’espérance».

La tendance des «Eglises historiques» à restreindre leur intérêt oecuménique à «des relations entre Eglises» et au «renouveau spirituel» a été

renforcée par la multiplication de groupes charismatiques et fondamentalistes qui mettent l’accent sur une «séparation rigoureuse entre le spirituel

et le séculier», a-t-il fait remarquer. Selon le secrétaire général du COE,

ceux qui «se sont engagés fermement à poursuivre une vision oecuménique»

représentent une minorité parmi les Eglises d’Amérique latine et du monde

entier. Mais, a-t-il conclu, «même ceux-ci courent le risque de s’éloigner

les uns des autres». (apic/eni/pr)

1 février 1995 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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