Le texte contient 51 lignes (max. 75 signes), 592 mots et 3670 signes.
apic/Reactions/Décès de Mgr Corecco
Suisse: Réactions à la suite du décès de Mgr Corecco (010395)
Hommage unanime, du Tessin à Fribourg
Fribourg, Lugano, 1ermars(APIC) Les réactions en Suisse n’ont pas tardé à
la suite du décès, mercredi après-midi, de Mgr Eugenio Corecco, évêque de
Lugano. De Renzo Respini, président du Conseil d’Etat tessinois à Mgr Mamie, évêque de Lausanne, Genève et Fribourg, en passant par l’évêque de Bâle, Mgr Vogel et le Père Trauffer, secrétaire de la Conférence des évêques
suisses, tous saluent l’ami, le confrère et l’homme de foi à la volonté
bien trempée.
Le Conseiller d’Etat tessinois Renzo Respini, se déclare particulièrement affecté: «La mort de Mgr Corecco me touche de très près, ainsi que
l’ensemble des Tessinois. Mgr Corecco a été et restera un signe très fort
pour le Tessin, un pays qu’il a beaucoup aimé et pour lequel il s’est réjouit de devenir évêque». Son message a atteint tout le monde, souligne le
conseiller d’Etat, croyants et non-croyants. «Il est ainsi devenu un interlocuteur pour tout le pays. Un pays et un peuple qui ont suivi leur évêque
dans ses raisonnements très structurés sur la foi, dans ses reflexions profondes et quasi-prophétiques sur l’évolution de la société. Un pays et un
peuple qui ont écouté avec respect et sympathie ses paroles vraies concernant sa maladie».
Les jeunes, ajoute en conclusion Renz Respini, pour lesquels Mgr Corecco
avait réservé une attention toute particulière, ont trouvé en lui un guide
sûr dans la recherche de la vérité.
Mgr Eugenio Corecco, évêque de Lugano, ancien professeur de la Faculté
de théologie de Fribourg, était et restera un ami, déclare pour sa part Mgr
Pierre Mamie. «Il nous a donné l’exemple, tout particulièrement pendant sa
dernière maladie. Il a regardé venir la mort avec une lucidité peu commune,
et passé au travers de grandes souffrances. Je ne l’ai jamais vu se plaindre. Ce qu’il a écrit pendant ces derniers mois sur la souffrance, la maladie et la mort ne s’explique que par une foi qui lui donnait la certitude
que ’dans la mort, la vie n’est pas détruite, mais elle est transformée’».
Mgr Mamie rappelle la grande place qu’accordait le défunt au droit, aux
lois et à la justice qui, disait-il, «ont toujours leur place dans la vie
de l’Eglise au service de la Vérité à annoncer et de la charité à vivre».
Quant aux membres de la Conférence des évêques, ils ont été profondément
touchés par l’agonie de leur confrère, Mgr Eugenio Corecco, a indiqué le
Père Roland-B. Trauffer, secrétaire de la Conférence épiscopale. Les évêques suisses étaient réunis depuis lundi à Quarten (SG) pour leur assemblée
ordinaire.
Sans vouloir anticiper sur la Conférence des évêques pour rendre hommage
au défunt, le Père Trauffer estime que l’épiscopat suisse a perdu en Mgr
Corecco une de ses personnalités les plus marquantes. Grâce à des principes
solides, à une volonté forte, à une intelligence incontestée et à sa persévérance, il a réussi en un temps étonnament court à mettre en oeuvre ses
visions de l’Eglise pour le Tessin. «C’est ainsi qu’il restera dans la mémoire de l’Eglise suisse».
«J’ai connu Mgr Corecco , il y a environ un an alors qu’il était déjà
atteint par la maladie», explique de son côté Mgr Hansjörg Vogel, nouvel
évêque de Bâle, à l’annonce de la mort de son confrère de Lugano. «Il m’a
beaucoup impressionné par sa manière de porter ses souffrances». Il était
parfaitement réaliste sur son état de santé, ce qui ne l’a pas empêché de
s’engager avec toutes les forces qui lui restaient pour poursuivre sa tâche, témoigne-t-il. (apic/gb/mp/pr)




