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apic/New York /TNP/ Vatican

New York: Traité de non prolifération nucléaire (270495)

Le Saint-Siège plaide pour un contrôle

international du nucléaire militaire et civil

New York, 27avril(APIC) Pour le Saint-Siège, la renégociation du Traité

de non prolifération nucléaire (TNP), actuellement en cours à New York,

doit permettre non seulement d’éviter le risque de guerre atomique mais

aussi une avancée dans le domaine du désarmement général. Dominique Mamberti, observateur du Saint-Siège auprès de l’ONU, a souligné jeudi devant

l’Assemblée, que le nucléaire civil et militaire devrait être considéré

comme patrimoine commun de l’humanité et géré au niveau international.

En adhérant au Traité de non-prolifération des armes nucléaires, le

Saint-Siège a voulu manifester son soutien aux efforts de la communauté internationale pour limiter les dangers du nucléaire, a relevé D. Mamberti.

Peut-on parler de non-prolifération nucléaire sans un désarmement non seulement nucléaire mais également général et complet? Pour le Vatican, la réponse est clairement négative. «Beaucoup attendent qu’à l’occasion de cette

conférence soient manifestées des intentions politiques claires en matière

de désarmement afin de créer un cadre favorable à une meilleure mise en

oeuvre du TNP», déclare le porte-parole du Saint-Siège. «Le maintien du

traité (…) ne peut être considéré comme la simple confirmation d’un statu

quo, mais comme un instrument dynamique au service de la paix.»

Les Etats nucléaires sont invités à prendre en considération leurs responsabilités particulières en matière de désarmement nucléaire. Les Etats

qui ne possèdent pas l’arme nucléaire doivent renouveler ou prendre l’engagement de ne pas l’acquérir, mais ils doivent obtenir des garanties légales que l’arme atomique ne soit pas utilisée contre eux, a souligné D. Mamberti.

Pour le Saint-Siège, le nucléaire tant militaire que civil devrait être

géré d’une manière internationale en développant les organisations existantes. Ainsi le rôle de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA),

à Vienne, doit faire l’objet d’une réflexion supplémentaire. Le système de

vérification du transfert des technologies doit être amélioré, renforcé et

étendu. Il faudrait que l’AIEA devienne davantage un instrument efficace

pour manifester le sens de la responsabilité de la communauté internationale dans le domaine nucléaire, relève le porte-parole du Vatican.

«Il conviendrait que le nucléaire soit davantage considéré comme une

partie du patrimoine commun de l’humanité. Il serait souhaitable que la

gestion des fruits de la recherche se fasse sous la responsabilité de l’ensemble de la communauté internationale, de sorte que les risques liés aux

applications scientifiques et énergétiques du nucléaire deviennent l’affaire de tous, dans une responsabilité planétaire», a conclu D. Mamberti.

(apic/bol/mp)

27 avril 1995 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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