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Suisse:La Commission «Justice et Paix» demande (110495)
l’interdiction totale des mines antipersonnel
Des armes «inhumaines» frappant sans discrimination
Berne, 11avril(APIC) Le gouvernement suisse doit intervenir pour demander
une interdiction totale des mines antipersonnel lors de la Conférence internationale qui se tiendra en septembre prochain à Genève, demande la Commission nationale suisse «Justice et Paix». Elle considère ces armes frappant sans discrimination comme «inhumaines». Les principales victimes en
sont les civils, avant tout les femmes et les enfants.
Lundi, les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne
s’étaient mis d’accord à Luxembourg pour interdire l’exportation des mines
antipersonnel et pour contribuer aux efforts internationaux de déminage. On
estime que depuis 1975, les mines antipersonnel ont tué ou mutilé plus d’un
million de personnes; ce sont en grande partie des civils qui sont victimes
de ces engins de mort particulièrement vicieux. L’ONU estime à quelque 100
millions les mines disséminées sur la planète.
«Justice et paix», commission de la Conférence des évêques suisses, demande une proscription des mines antipersonnel sur le plan mondial. Elle
souhaite que la Suisse soutienne les Nations Unies dans ses efforts pour
éliminer totalement ces armes inhumaines en renonçant à exporter des mines
ou des composants de mines antipersonnel.
En septembre 1995 aura lieu à Genève une Conférence internationale pour
réviser la Convention des Nations Unies sur les armes «produisant des effets traumatiques excessifs ou frappant sans discrimination». Parmi cellesci figurent les mines antipersonnel. Chaque jour, en particulier dans les
pays du tiers monde où des guerres ont eu lieu, note «Justice et Paix», des
dizaines de personnes, le plus souvent des femmes et des enfants, sont
tuées ou blessées par l’explosion de mines.
Pour la Commission «Justice et Paix», l’actuelle suspension des exportations vers les pays n’ayant pas signé la Convention contre les armes inhumaines doit être transformée en interdiction générale d’exportation. Des
pays comme la France et la Finlande l’ont déjà fait. La Commission demande
aussi au Conseil fédéral d’examiner la manière dont la Suisse peut soutenir
financièrement et en mettant à disposition des ressources humaines le déminage des champs dans les pays qui ont connu la guerre. (apic/com/jpx/be)




