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apic/Orthodoxe/catholique
Suisse: 21e réunion de la Commission de dialogue orthodoxes catholiques
Clarifier la notion d’»Eglises-soeurs» (040495)
Fribourg, 4avril(APIC) Pour sa 21e réunion, tenue fin mars à Fribourg, la
Commission de dialogue entre orthodoxes et catholiques-romains a tenté de
clarifier des expressions devenues aussi courantes qu’»Eglises soeurs» afin
de les rendre accessibles au commun des fidèles. Cette démarche fait suite
à la demande des évêques responsables, Mgr Damaskinos Papandreou pour les
orthodoxes et Mgr Joseph Candolfi pour la Conférence des évêques suisses.
Depuis longtemps déjà, on parle de «frères et soeurs séparés» à titre
individuel; la reconnaissance du même baptême y invite, relève la Commission. On peut parler d’»Eglises soeurs» là où l’on partage la même foi
apostolique, où l’on reconnaît le ministère sacerdotal, la succession apostolique et l’Eucharistie. Pour la Commission, on ne peut se limiter à utiliser ce terme par pure courtoisie; il s’agit d’approfondir le concept
d’Eglise.
De même, les termes «orthodoxe» et «catholique» utilisés pour différencier deux réalités confessionnelles touchent des caractéristiques valables
pour les deux Eglises. Une des principales difficultés entre catholiques et
orthodoxes réside dans la conception des rapports entre «Eglise universelle» et «Eglises particulières». Question qui se cristalise autour de la
primauté du pape. S’agit-il d’une simple primauté d’honneur, d’une instance
d’appel ou de cassation, ou d’une juridiction universelle avec le droit
d’intervenir directement dans chacune des Eglises particulières? Autant de
questions qui jalonnent le dialogue oecuménique.
Pour la Commission, le rôle des Eglises «uniates» doit être revalorisé.
Contrairement à l’opinion selon laquelle elles constituent une erreur historique et une entrave insurmontable au dialogue oecuménique, la Commission
partage la conviction qu’elles jouent un rôle de pionnières pour une future
unité des Eglises orthodoxe et catholique. Par leur origine et leur expérience, elles démontrent la possibilité de l’existence d’»Eglises-soeurs»
au sein de l’Eglise catholique, en tant qu’égales en droit, dans le sens de
la Pentarchie des premiers siècles du christianisme, (gouvernement des cinq
sièges de Rome, Constantinople, Alexandrie, Antioche et Jérusalem, ndr),
mais toujours en unité avec le successeur de Pierre. (apic/com/mp)




