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apic/Pape/Evêques brésiliens
Rome: Visite «ad limina» d’un groupe d’évêques brésiliens (020495)
Le pape demande pardon pour le trafic d’esclaves
Rome, 2avril(APIC) Le pape Jean Paul II a demandé samedi une nouvelle foi
pardon pour le «trafic honteux» des esclaves entre l’Afrique et l’Amérique
dans les siècles passés, devant un groupe d’évêques brésiliens en visite
«ad limina apostolorum». Un trafic que le pape a qualifié d’offense à la
dignité de la vie humaine.
En 1992 déjà, le pape avait tenu à se rendre sur l’île des Esclaves, sur
l’Atlantique, au large des côtes africaines. Samedi, le pape a rappelé le
flux misérable des êtres humains qui, depuis le continent africain, alimenta la main d’oeuvre dans les terres nouvellement découvertes.
A propos des Indiens d’Amérique du Sud, le pape a relevé que «la voix de
l’Eglise n’a pas manqué de s’élever, sévère et ferme, pour condamner vigoureusement les tentatives de les réduire à l’esclavage. Jean Paul II a reconnu les valeurs profondes que représentent les cultures des Indiens. A
ses yeux, ces valeurs n’ont pas été effacées par les missionnaires, mais
intégrées dans le patrimoine chrétien. «Ces annonciateurs de l’Evangile ont
créé une synthèse originale qui promouvait une courageuse inculturation».
Rendant hommage à «l’intuition pastorale» des missionnaires d’alors qui
approchèrent cet univers culturel «comme un élément sacré de la création» les Reducciones des jésuite, en particulier au Paraguay auprès des Guaranis
-, le pape a encore constaté que les «sévères dispositions prohibitives»
prises à l’époque par certains pape ne firent par pour autant cesser la
traite des esclaves, dans un monde qui l’admettait comme pratique commerciale. Une bulle fut en outre émise au XVIe siècle à la demande des dominicains pour défendre la liberté et le droit de propriété des Indiens.
Un droit à la propriété, disent les observateurs, qui est loin d’être
respecté aujourd’hui. Ils rappellent à ce propos les luttes de nombre
d’évêques brésiliens proches de la théologie de la libération, sans parler
de Mgr Samuel Ruiz Garcia, dans le Chiapas mexicain. (apic/bol/pr)




