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apic/Tchéquie/ prêtres clandestins
Tchéquie: le cas des prêtres clandestins (310595)
mariés pas encore définitivement réglé
Prague, 31mai(APIC) Au lendemain de la visite du pape en Tchéquie, des
prêtres et des évêques catholiques mariés du pays continuent à réclamer une
reconnaissance officielle et la possibilité de réintégrer leurs fonctions
sacerdotales. Ordonnés clandestinement sous le régime communiste, ces prêtres – on a parlé du chiffre de 350 – n’ont pas tous acceptés d’être assimilés à des diacres permanents ou d’être incorporés à l’Eglise catholique
de rite byzantin qui n’impose pas le célibat des prêtres, comme on le leur
proposait.
Le porte-parole de la Conférence des évêques tchèques, le Père Miloslav
Fiala a fourni des chiffres précis sur les prêtres clandestins mariés. Une
soixantaine de prêtres mariés sont aujourd’hui actifs en pastorale en tant
que diacres permanents dans l’Eglise de rite latin. Dix autres oeuvrent
comme prêtres dans l’Eglise gréco-catholique, a-t-il indiqué. La solution
du diaconat permanent a été négociée entre le Vatican et les évêques tchèques.
Il reste que cette solution ne trouve pas l’accord de tous les intéressés. On sait notamment qu’un nombre non négligeable de prêtres de l’Eglise
clandestine ne se sont pas annoncés pour une tâche pastorale officielle. Le
cas des évêques mariés est encore plus difficile à régler. Comme celui de
Fridolin Zahradnik, qui refuse de renoncer formellement par écrit à son ministère comme il n’accepte pas de travailler dans l’Eglise latin au titre
de diacre, comme le lui proposait l’autorité diocésaine.
Les cas d’évêques clandestins non mariés, de rite latin ou byzantin ont
été réglés. Ces derniers ont renoncé officiellement à leur fonction épiscopale et sont actifs comme simples prêtres. A Brno cependant, la question de
Mgr Jan Blaha, évêque clandestin non marié, ordonné par Mgr Peter Dubovsky,
actuel évêque auxilaire de Banska Bystrica, en Slovaquie, n’a pas encore
trouvé de solution. Jan Blaha, qui travaille dans l’enseignement et la recherche, exerce le week-end la fonction de vicaire dans le diocèse de Hradec Kralové.
Autre cas de figure, celui des hommes mariés ordonnés prêtres dans
l’Eglise gréco-catholique mais qui ont été ensuite engagés dans l’Eglise
latine. Dernier problème enfin, celui des femmes prêtres et des femmes diacres ordonnées par l’évêque clandestin Félix Davidek aujourd’hui décédé.
Aucune ouverture ne semble ici possible, le cardinal Tomasek, ancien archevêque de Prague, tout comme le Vatican ayant toujours condamné les initiatives de Mgr Davidek. (apic/kpr/mp)




