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apic/FEPS/75 ans

Suisse: La FEPS fête son 75e anniversaire

1’350 délégués suisses et étrangers attendus à Berne les 16, 17 et 18 juin

Berne, 30mai(APIC) La Fédération des Eglises protestantes de la Suisse

(FEPS), qui regroupe 22 Eglises membres, fête cette année ses 75 ans. Un

jubilé placé sous le signe de l’espérance, que vivront du 16 au 18 juin à

Berne les quelque 1’350 délégués suisses et étrangers, auxquels s’associeront des délégations des Eglises partenaires du dialogue oecuménique, dont

l’Eglise catholique.

Les premiers pas de cette organisation, créée en 1920, mais aussi ses

perspectives d’avenir, ont été présentés mardi 30 mai à Berne par le pasteur Heinrich Rusterholz, président du Conseil de la FEPS. Qui s’est en outre exprimé sur le rôle joué par le protestantisme suisse, hier et aujourd’hui.

«Il faut comprendre le travail de la FEPS dans le sens de la subsidiarité, telle que l’ont instituée les synodes du 16e siècle. Cependant, l’Eglise de Jésus Christ ne se situe jamais uniquement dans l’étroitesse des limites paroissiales ou d’un lien cantonal. Une relation vivante aux autres

aussi bien au niveau national, international ou oecuménique est la condition même de toute communauté. Et c’est bien là que se situe la mission de

la FEPS: elle encourage la collaboration dans des domaines qui sont l’affaire de tous dans notre pays et dans la coopération internationale», a-til expliqué.

Un pont sur le «Röstigraben»

Avec ses 12 Eglises de langue allemande, 4 de langue française, 5 bilingue (français-allemand et italien-allemand) et une trilingue, compte tenu du romanche, la FEPS se veut un pont sur le «Röstigraben», a pour sa

part témoigné le pasteur vaudois Raymond de Rham, membre du Conseil. «Cette

marqueterie linguistique et culturelle prédestine la FEPS à être un lieu de

dialogue entre les communautés de notre pays». Ce qui n’empêche pas l’organisation de s’attaquer à des thèmes parfois brûlants, comme l’objection de

conscience et le service civil, la coordination du travail diaconal, la

construction de l’Europe, ou encore la politique fédérale en matière de

drogue.

La FEPS, a encore souligné le pasteur vaudois, n’a pas pour tâche de définir la position officielle protestante. Elle se doit au contraire de

fournir à ses Eglises membres, aux protestants suisses et à l’opinion publique les moyens de parvenir à une décision personnelle, à la lumière du

message évangélique de justice et d’espérance.

Nombreuses étapes

Parmi les nombreuses étapes qui ont jalonné son histoire depuis sa fondation en 1920 – à la demande des Eglises protestantes des Etats-Unis, dans

le but de venir en aide à une Europe alors meurtrie -, on note, en 1927, la

création de l’Association protestante suisse pour la Mission intérieure et

la diaconie. Un an après, le service de presse protestant alémanique (aujourd’hui défunt) voit le jour, peu avant la mise sur pied du Service de

presse protestant romand (SPP), encore en activité. Les événement s’enchaînent alors, avec notamment la mise sur pied d’une commission sociale en

1932, la participation à la création du Conseil oecuménique des Eglises

(1948) et à la Conférence des Eglises européennes (KEK). Sans parler des

naissances successives de l’EPER (Entraide protestante – 1945/46), de Pain

pour le Prochain (1961) et de l’Institut d’éthique sociale, dix ans plus

tard (1971).

Tournée vers le dialogue oecuménique, la FEPS collabore notamment au

sein de la Communauté de travail des Eglises chrétiennes en Suisse (CTECCH) et avec les Eglises libres; elle dialogue avec l’Eglise catholique-romaine sur les questions de l’hospitalité eucharistique et de l’accompagnement spirituel des couples mixtes; contribue à la coordination au sein des

organisations ecclésiastiques (COE, Alliance réformée mondiale, KEK…);

entretient enfin des relations de partenariat avec les Eglises protestantes

de Corée, du Japon, de Taïwan et d’Afrique du Sud. (apic/pr)

Encadré

Une grande fête sur le thème «Vivre notre espérance»

1350 personnes – représentants des Eglises membres, Oeuvres et Mouvements, délégations d’une trentaine d’Eglises protestantes d’Europe et du

reste du monde, et des Eglises soeurs de Suisse – sont attendues le samedi

17 juin au Casino à Berne pour la «Journée des Eglises». Cette grande fête,

centrée sur la multiplication des pains, a indiqué la Zurichoise Madeleine

Strub-Jaccoud, débouchera sur un partage des pains et des boissons apportées par les délégations. Les autorités fédérales y seront représentées par

le président de la Confédération Kaspar Villiger.

En fin d’après-midi, les participants pourront se joindre à la fête de

la Journée des Réfugiés, sur la Place fédérale, participer à des vêpres musicales de Bach au Münster, à une «Nuit culturelle des jeunes – Sound 95»

au Casino ou encore assister à un spectacle de la Compagnie de la Marelle,

au Foyer Calvin. La veille, au Bürenpark, la FEPS organisera une «Journée

des hôtes étrangers» à laquelle une soixantaine de délégués des Eglises

étrangères seront accueillis par des délégués des Eglises protestantes

suisses, les responsables de Terre Nouvelle et le Conseil de la FEPS.

Le dimanche 18 juin, un culte multilingue, centré sur le récit des pèlerins d’Emmaüs, sera célébré au Münster de Berne et retransmis en direct sur

les trois réseaux TV de Suisse (SF-DRS, TSR et TSI). (apic/be/pr)

30 mai 1995 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 3  min.
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