m?dicales

Zaïre: le centre Père Gustave Hulstaert ouvre un cycle de techniques

Boende, 4 mai 1995 (CIP)

Après deux ans d’existence, le Centre Père Gustave Hulstaert à Boende, dans

le diocèse de Mbandaka-Bikoro, ouvrira prochainement un cycle de techniques

médicales. Le Père Hulstaert, un scheutiste qui est décédé il y a cinq ans,

est surtout connu pour sa contribution au rayonnement de la culture mongo.

Le centre qui porte son nom, et qui est assimilé à un institut d’études

supérieures et universitaires, comprend déjà des cycles d’agronomie, de

chimie et des industries alimentaires.

Le Centre Père Gustave Hulstaert a été créé en décembre 1993, avec le

soutien de deux notables, l’ambassadeur Nkema et l’homme d’affaire Botuli.

Il compte actuellement 180 étudiants et une vingtaine de professeurs sur

place. Mais il bénéficie aussi de professeurs venant de l’extérieur. Beta

Mwakatita, directeur général du centre, est docteur en sciences

agronomiques et a été professeur dans l’enseignement supérieur à l’ISTA

(Kinshasa) et à l’Université du Bas-Zaïre. Le Conseil d’administration se

compose de sept membres et le comité de gestion est présidé par un

missionnaire scheutiste, le Père Herman Van Dijck.

Le centre, où une classe préparatoire accueille les étudiants, a été conçu

pour que les jeunes gens formés sur place puissent y travailler après leurs

études. En effet, nombre de jeunes de cette partie du pays se rendent à

Kinshasa et à Mbandaka pour les études sans espoir de retour. Grâce au

centre de Boende, il sera possible d’attirer la jeunesse et de la garder

dans le milieu rural.

On le surnommait «Mpak’eamongo»

Arrivé en 1925 dans la région de Boende, Gustave Hulstaert entreprit des

recherches sur la culture locale mongo, qui ont permis à cette culture de

gagner la considération des milieux scientifiques et autres. En 1937, il

publia «Le mariage des Kundo». Il publia ses recherches de haut niveau dans

la revue «Aequatoria». Il reçut le surnom de «Mpak’eamongo», c’est-à-dire

le vieux Mongo ou l’ancêtre des Mongo.

Le centre Hulstaert fonctionne grâce à des dons privés, venant notamment

des notables du lieu. Les étudiants contribuent au fonctionnement par des

frais scolaires s’élevant à 15 dollars. Mais il connaît des problèmes de

trésorerie et est en butte à la méfiance des hommes politiques locaux, qui

pensent que le projet cachent des visées politiques, ainsi que d’une partie

de la population.

Dans le cadre des contacts avec les autres institutions de formation, le

centre attend visite du professeur-abbé et responsable de l’institut des

sciences agronomiques de Boma. Le centre projette d’exploiter son terrain

de 92 hectares à des fins de recherche agricole en collaboration avec

d’autres institutions.

n

4 mai 1995 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
Partagez!