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Rome: Le pape exhalte l’égalité entre l’homme et la femme (250695)

«Certains fils de l’Eglise n’ont pas su manifester,

sur ce sujet, la même cohérence que le message évangélique»

Rome, 25juin(APIC) Jean Paul II a consacré son traditionnel message de

l’angelus, dimanche à midi, à la pleine égalité entre l’homme et la femme,

une grande conquête de la civilisation de ce siècle. Il est urgent, insiste

le pape, de faire mûrir partout une «culture de l’égalité» qui reflète le

dessein de Dieu, qui a cette condition, sera durable et constructive. Il

regrette en même temps le fait que certains hommes, dans l’Eglise, n’aient

pas su manifester, sur ce sujet, la même cohérence que le Christ.

Cette égalité est en effet inscrite dans l’homme. Les premières pages de

la Bible en témoignent: «Dieu créa l’homme à son image; à l’image de Dieu

il le créa; homme et femme, il les créa (Gn 1,27). De ce texte, commente le

pape, se déduit «la grandeur de l’humanité». Elle porte, imprimée en elle,

l’image de Dieu». Mais le texte sacré dit davantage. Cela vaut dans la même

mesure pour l’homme et pour la femme, tous deux étant marqués de l’empreinte du Créateur.

Davantage encore, poursuit Jean Paul II, la pleine expression de ce message biblique sur les origines se trouve dans le Nouveau Testament. En effet les paroles et les gestes de Jésus, «à l’encontre de la discrimination

courante à son époque, constituent une protestation cohérente contre ce qui

offense la dignité de la femme», le pape faisant ici allusion à sa lettre

apostolique «Mulieris Dignitatem» au chapitre 15. Une grande liberté et

l’amitié caractérisent l’attitude de Jésus vis-à-vis des femmes. En particulier il en fait «les premiers témoins de sa résurrection. Il les met en

valeur par l’annonce et la diffusion du Royaume de Dieu. Et dans leur enseignement, les femmes retrouvent vraiment leur propre subjectivité et dignité.

Le «grand regret» du pape

Jean Paul II reconnaît ensuite, avec un «grand regret», que certains

fils de l’Eglise n’ont pas su manifester «la même cohérence» que le message

évangélique, un message qui n’a rien perdu de son actualité. C’est pourquoi, le pape a voulu à nouveau, dans «Mulieris Dignitatem» proposer ce

message dans toute sa richesse.

Concluant sa méditation dominicale, Jean Paul II ajoute un dernier argument à la dignité de la femme. «Le seul fait que le Fils éternel de Dieu

ait voulu naître d’une femme, la Vierge de Nazareth, manifeste d’une manière particulière la grande dignité de la femme». Marie, «miroir et mesure de

la vraie féminité», peut ainsi aider les hommes et les femmes, non seulement à «percevoir mais encore à vivre ce mystère qui les habite, ce qui implique se reconnaître réciproquement, sans discrimination aucune, «comme de

vivantes images de Dieu». (apic/jmg/ba)

25 juin 1995 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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