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apic/Audience/Inculturation

Audience générale du mercredi de Jean-Paul II

Oui à l’inculturation, non au syncrétisme (140695)

Rome, 14juin(APIC) «Jamais il ne sera admissible de renoncer à une partie

de la doctrine sous prétexte que la vérité ainsi proposée serait plus facilement assimilable. Et jamais on ne pourra avaliser des coutumes contraires

aux décisions de l’Evangile», a déclaré Jean-Paul II à l’audience générale

du mercredi.

Le pape méditait sur l’inculturation, dans le cadre d’une catéchèse sur

«la mission des Eglises locales dans le cadre de l’Eglise universelle». Il

a d’emblée prévenu qu’il serait «illusoire de tenter une harmonisation qui

introduirait dans la doctrine du Christ des éléments étrangers venant d’autres religions», car «ce serait du syncrétisme religieux, une solution

inacceptable». Au contraire, l’Evangile doit accomplir «une véritable

transformation qui élève, et au besoin régénère, les cultures qui reçoivent

la révélation chrétienne et qui veulent se nourrir de son contenu vital».

Jean-Paul II a proposé pour l’inculturation un critère «que tous doivent

respecter»: «On peut trouver, et discerner, dans toutes les cultures des

valeurs authentiques, mais aucune d’entre elles n’offrent la vérité absolue

et une règle de vie et de prière infaillible». Pour illustrer l’inculturation de la Bonne Nouvelle et réaliser ainsi «l’adaptation» dans les expressions culturelles diverses et «l’insertion vitale» dans leur pensée, JeanPaul II a donné l’exemple de la Nouvelle Alliance: «les nouveaux chrétiens

(…) ne devaient pas adapter les usages culturels des Hébreux, mais ils

devaient conserver leur propre culture et vivre leur foi chrétienne au sein

de cette culture».

La «transformation» ainsi obtenue par l’inculturation de l’Evangile ne

doit pas avoir pour résultat «la perte de l’identité culturelle des peuples» mais, au contraire, «la valorisation de la culture locale pour la

stimuler et l’aider à porter de nouveaux fruits».

Les «Eglises locales» étant chargées de cette inculturation, elles sont

«essentielles» pour la vie de l’Eglise universelle, a conclu le pape, et

ces «deux dimensions» de l’Eglise, conformes à «la volonté du Christ» et

«aux lois sociologiques et psychologiques», ne s’opposent pas. (apic/jmgpr)

14 juin 1995 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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