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Louvain-la-Neuve: inauguration du Petit Béguinage du quartier de Lauzelle

Recréer un habitat et un mode de vie plus convivial (130695)

Louvain-la-Neuve, 13juin(APIC/CIP) Depuis dix ans, plusieurs personnes

désireuses de recréer un habitat groupé privilégiant un mode de vie convivial rêvaient de recréer un béguinage à Louvain-la-Neuve. C’est aujourd’hui

chose faite: le Petit Béguinage a été inauguré le 9 juin à la rue de Neufmoustiers, dans la quartier de Lauzelle. L’ensemble comprend sept maisons

et des espaces de vie communs, dont un oratoire. Deux couples et quatre

personnes seules sont associées dans ce projet.

Sans copier les béguines d’autrefois ni imposer une vie commune aux partenaires du projet, la formule de l’habitat groupé permet de marier le

«chacun chez soi» et l’entraide, la «vie solitaire et solidaire». Les habitants du Petit Béguinage se sont donné une charte qui se réclame de l’Evangile. Aujourd’hui ’débarrassés’ des soucis familiaux et professionnels, ils

ont opté pour une «vie en fraternité».

Pour ses habitants, il n’est pas question de faire «un couvent, ni un

ghetto, ni un hôme de personnes âgées». Ils insistent pour que d’autres

formes d’habitat groupé puissent voir le jour. Ils souhaitent que les pouvoirs publics en facilitent l’accès aux personnes à revenus modestes, notamment pour prémunir les personnes âgées contre l’isolement en leur ouvrant de nouvelles possibilités d’insertion dans la vie sociale.

Sept siècles de béguinages

Les premières béguines, aux XIIIe et XIVe siècles, étaient des femmes

laïques, désireuses de mener dans le monde une vie active et contemplative.

Elles ont opté pour une vie évangélique plus radicale dans un monde marqué

par l’essor des villes et de l’économie, mais aussi par un relâchement de

la ferveur et par des tendances autoritaires dans l’Eglise. Choisissant de

vivre de leur travail et de leurs revenus, elles ont assuré leur autonomie

par rapport à des tuteurs civils ou religieux. Avant de déboucher sur des

ensembles complets, comprenant des maisons regroupées, des couvents, un hôpital, une église, le mouvement «béguinal» a connu des formes diverses

d’organisation. Certaines béguines vivaient en solitaires ou en errantes,

d’autres en petites communautés autonomes ou sous la direction d’une maîtresse. (apic/cip/mp)

13 juin 1995 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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