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Berne: La démission de Mgr Vogel interroge (060695)
les structures de l’Eglise romaine
Commentaire catholique-chrétien
Berne, 6juin(APIC) Pour l’Eglise catholique-chrétienne de Suisse, la démission de Mgr Jean-Georges Vogel comme évêque de Bâle est non seulement un
drame personnel mais une grande perte pour l’Eglise catholique-romaine. Il
n’est donc absolument pas étonnant que le souhait de l’abandon du célibat
des prêtres soit particulièrement vif partout où l’évêque Vogel a oeuvré,
souligne le professeur Herwig Aldenhoven, de la Faculté de théologie catholique-chrétienne de Berne.
Il n’y a pratiquement rien à retrancher de ce que dit Eugen Drewermann
depuis longtemps sur les effets destructeurs de l’obligation du célibat des
prêtres, juge le professeur. Dans la lettre de démission de Mgr Vogel, on
le sent tiraillé entre sa loyauté envers son Eglise – ce qui signifie en
particulier l’obéissance au pape – et ses problèmes personnels. Le
représentant des vieux-catholiques remarque que la question est ramenée à
la faiblesse individuelle d’un homme et que Mgr Vogel ne remet pas en cause
l’ordre établi dans l’Eglise catholique.
S’agit-il alors d’un conflit entre un évêque et son Eglise? Ne s’agit-il
pas plutôt d’un conflit entre le «système romain» et le désir d’un renouvellement spirituel de la vie de l’Eglise dans la vérité et l’ouverture,
tout en restant fidèle à ses origines, s’interroge le professeur bernois.
L’Eglise catholique reconnaît par ailleurs que le célibat des prêtres ne
relève pas d’une question de foi mais de la discipline et du devoir
d’obéissance au pape tel que définis par le Concile Vatican I en 1870, note
Herwig Aldenhoven. (Concile qui en définissant l’infaillibilité pontificale
amena les catholiques-chrétiens à se séparer de Rome, ndlr) (apic/com/mp)




