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apic/Hongrie/Secrétaire d’Etat pour les affaires religieuses

Hongrie: Nomination d’un secrétaire (070795)

d’Etat pour les affaires religieuses

«Il faut d’abord clarifier ses compétences», affirment les évêques

Budapest, 7juillet(APIC) Le Premier ministre hongrois, Gyula Horn, a nommé le juriste Ivan Platthy secrétaire d’Etat pour les affaires religieuses.

Cette nomination fait suite à un entretien du porte-parole des communautés

religieuses hongroises avec Gyula Horn. Les représentants religieux ont abordé les relations entre l’Eglise et l’Etat. Ils se sont prononcés pour la

nomination du secrétaire d’Etat au lieu d’un chef du département auprès du

ministère de l’Education.

Mgr Csaba Ternyak, évêque auxiliaire d’Esztergom-Budapest et secrétaire

de la Conférence épiscopale hongroise, a affirmé que les évêques n’ont aucune objection concernant la personne d’Ivan Platthy. La question centrale

est celle des compétences qu’il aura.

Le responsable pour les relations de l’Eglise avec l’Etat de la conférence des évêques, Mgr Endre Gyulay, évêque de Szeged-Csanad, dans une interview à l’Agence de presse catholique hongroise «Magyar Kurir», s’est

montré plutôt reservé. On ne peut pas dire quelles conséquences aura cette

nomination avant que les compétences du nouveau secrétaire d’Etat soient

clarifiées, a-t-il relevé. S’il pouvait négocier entre l’Eglise et l’Etat

avec une certaine liberté, cela «accélerait sûrement des solutions dans les

domaines controversés». Dans ce cas on pourrait espérer un «approfondissement» des relations entre l’Eglise et l’Etat, a souligné le prélat.

Un des thèmes centraux sera sûrement la restitution des biens de l’Eglise confisqués par le régime communiste, a expliqué l’évêque.

Peur de montrer publiquement ses convictions religieuses

De nombreux Hongrois délarent qu’après la victoire des socialistes aux

les élections en 1994 ils ne montreraient pas leur conviction religieuse en

public. Mgr Gyulay a estimé que ce phénomène «n’est pas totalement sans

fondement». Il est vrai que des personnes, qui avaient des positions importantes au sein du parti avant la chute du régime communiste, siègent actuellement au gouvernement. La situation à la campagne est délicate. Les anciens «puissants» ont à nouveau accédé au pouvoiraprès les élections communales. Un retour aux anciennes relations Eglise Etat est cependant exclu,

a conclu l’évêque. (apic/kap/fs)

7 juillet 1995 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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