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Utrecht: Les adventistes et le «proche» retour du Christ (030795)

Personne n’est autorisé à en fixer la date

Utrecht, 3juillet(APIC) L’Eglise adventiste du Septième Jour dénonce la

tentation spéculative à laquelle cèdent certaines personnes qui fixent la

date du retour du Christ pour l’an 2’000. Bien qu’étant elle-même issue

d’une période d’intense ferveur autour de cet événement, cette Eglise refuse, selon un communiqué publié dimanche par le service de presse adventiste, «de cautionner ceux qui aujourd’hui voudraient se faire les porte-parole d’une telle proclamation».

Plus de 30’000 adventistes du Septième Jour sont réunis jusqu’au 8 juillet dans la ville hollandaise d’Utrecht pour leur 56e session mondiale de

la Conférence générale des Eglises adventistes.

Une déclaration de Ralph Thompson, secrétaire de la Conférebnce générale, reprise par APIC dans son service de vendredi, a sans doute fait hâter

le communiqué du service de presse adventiste. Ralph Thompson aurait en effet déclaré: «En tant qu’adventistes, nous croyons avec ferveur au retour

prochain de Jésus-Christ. Nous pensons que les signes des temps nous annoncent que celui-ci est imminent».

Le texte officiel de la déclaration de l’Eglise adventiste du Septième

jour, lors de la 56e session, peut faire l’objet d’interprétations différentes et inviter certains membres audacieux de cette Eglise à proposer une

date précise au retour du Christ, événement central de la spiritualité adventiste. Comment entreprêter en effet l’expression «proche retour du

Christ»? Les apôtres eux-mêmes en avaient été troublés comme les premières

communautés chrétiennes, selon le témoignage explicite de saint Paul.

La déclaration officielle est rédigée ainsi: «L’Eglise adventiste du

Septième jour attend avec impatience le retour du Christ, convaincue grâce

à l’étude des prophéties bibliques que seul cet événement peut offrir un

dernier espoir à l’humanité et que ce retour est proche. Cette conviction a

une influence importante sur les valeurs fondamentales et le mode de vie

adventistes.

Des personnes malavisées proposent des dates indues

La déclaration officielle ajoute cependant ce commentaire: «Tout en attendant le retour du Christ, les adventistes refusent toute tentative de

déterminber les dates spécifiques pour cet événement. La fin du deuxième

millénaire de l’ère chrétienne approche et certaines personnes malavisées

suggèrent des dates et des événements liés à l’approche de l’an 2000 à la

fin du monde et au retour du Christ. Les adventistes n’adhèrent pas à de

telles spéculations qui vont à l’encontre des paroles explicites du Christ

affirmant que si les hommes peuvent avoir conscience de l’imminence de son

retour, ils ne sont pas en mesure d’en connaître la date exacte».

Le service de presse adventiste, dans son dernier communiqué, précise

des faits historiques: «Durant la décennie des années 1840, vingt années

avant la première organisation de l’Eglise adventiste, des groupes composés

de pasteurs et de croyants issus de diversers églises chrétiennes aux

Etats-Unis étaient arrivés à la conclusion que le Christ reviendrait le 22

octobre 1844. La date étant passée, c’est de ces milieux que sont issus

ceux qui, convaincus que la Bible enseigne «que personne ne peut connaître

ni le jour, ni l’heure», de la réalisation de la promesse évangélique, ont

fondé, en 1863, l’Eglise adventiste du Septième Jour». Le communiqué, dans

sa conclusion, veut manifestement engager les adventistes à ne pas se fixer

uniquement sur la date du retour du Christ: «L’attente du retour de Jésus

selon la promesse biblique ne détourne pas les adventistes, ni leur Eglise,

de l’intérêt pour les besoins sociaux, humanitaires, éducatifs ou sanitaires de hommes avec lesquels ils partagent les luttes et les combats».

(apic/com/ba)

3 juillet 1995 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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