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apic/Suisse/ Pékin

Suisse: Une cinquantaine de femmes représentant (310895)

13 organisations suisses se rendent à la Conférence de Pékin

Fribourg, 31août(APIC) Une cinquantaine de femmes représentant 13

organisations se rendront à Pékin du 4 au 15 septembre avec la délégation

suisse conduite par la Conseillère fédérale Ruth Dreifuss. Maryse Durrer,

membre du comité central de la Ligue suisse de femmes catholiques (SKF) et

vice-présidente de l’Union mondiale des organisations féminines catholiques

(UMOFC) fera partie de la délégation officielle. A la veille de son départ,

elle explique à l’APIC le sens de sa participation à la Conférence mondiale

des Nations Unies sur les femmes.

Membre de la délégation officielle Maryse Durrer s’estime privilégiée

par rapport aux représentantes des ONG à qui les autorités chinoises ont

fait des difficultés pour accorder un visa. «J’imagine que les Chinois nous

auront cependant un peu plus à l’oeil pour voir si nous ne faisons pas de

propagande», remarque-t-elle.

Un petit groupe de femmes chrétiennes réunissant des réprésentantes du

Conseil oecuménique des Eglises (COE), de la Fédération luthériennne, des

femmes méthodistes, des femmes catholiques et des Unions chrétiennes mondiales a obtenu, par une demande officielle, l’autorisation d’organiser,

dans le cadre du Forum des ONG, quelques activités religieuses avec une célébration, des méditations, des études bibliques et cinq tables rondes.

Ce groupe a également eu des contacts avec des chrétiennes chinoises et

devrait pouvoir les rencontrer au Forum des ONG. «La rencontre risque

cependant de rester assez formelle, craint Maryse Durrer. Ces femmes ont

été sélectionnées selon des critères que nous ignorons. En outre elles

n’oseront peut être pas s’exprimer sans crainte car elles risquent probablement leur liberté. A cela s’ajoute le problème de la langue.»

«Comme membre de la délégation suisse, mon programme sera de participer

aux différents comités où la Suisse est présente. Je n’ai pas le choix si

j’ose dire», explique Maryse Durrer.

Comme réprésentante d’une organisation catholique, Mme Durrer a été convoquée à Rome au mois de juin pour être informée sur la position du SaintSiège. «En général cependant, dans ce type de conférence, la délégation du

Vatican a tendance à nous ignorer. Le Vatican n’aime pas trop que l’on se

profile surtout si nous n’avons pas exactement le même discours», relève-telle.

Pour la représentante des femmes catholiques, la Conférence portera des

fruits dans la mesure où les gouvernements et les organisations auront la

volonté politique de mettre en oeuvre ce qui a été discuté. «Au plan suisse, la volonté au sein de l’administration fédérale me semble très nette

même si elle est limitée par le fait que la Suisse est une démocratie. J’ai

été agréablement surprise de voir le soin avec lequel cette conférence a

été préparée. La Confédération nous prend au sérieux, elle ne nous a pas

nommées simplement comme alibi». (apic/mp)

31 août 1995 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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