Istanbul: «Amertume et déception» du patriarche oecuménique (250895)
Bartholomée Ier face aux critiques de l’orthodoxie russe
Istanbul, 25août(APIC) Le patriarche oecuménique Bartholomée Ier éprouve
une «grande amertume et déception» face à la critique de son rôle de médiateur dans les conflits internes de l’orthodoxie en Ukraine et en Estonie.
Il a fait part de ses sentiments dans une lettre ouverte au patriarche Alexis II, chef de l’Eglise orthodoxe russe, rendue publique vendredi à Istanbul. L’histoire et la tradition justifient que le patriarche oecuménique
protège et aide ces communautés orthodoxes du monde entier qui cherchent
une solution de leurs problèmes internes, a-t-il souligné.
Le patriarche Alexis II avait critiqué, dans une lettre dirigée au patriarche Bartholomée Ier, surtout le soutien porté par le patriarcat oecuménique à l’»Eglise orthodoxe ukrainienne de Canada» et à l’»Eglise orthodoxe apostolique estonienne». Mgr Bartholomée Ier se serait ainsi immiscé
dans les affaires internes du patriarcat de Moscou. Les action du patriarcat oecuménique auraient déterioré «à la limite de dangereux les relations
entre Constantinople et Moscou», pouvait-on lire dans la lettre.
Avec une reconnaissance canonique des deux communautés comme «Eglises
sous juridiction directe du patriarcat oecuménique», Constantinople cause
le désaccord entre les fidèles. Les deux Eglises sont selon le point de vue
de Moscou des «communautés schismatiques». L’Eglise orthodoxe ukrainienne
de Canada est en plus en communion avec l’Eglise orthodoxe ukrainienne, Patriarcat de Kiev, qui s’est séparée de Moscou.
Le patriarche Bartholomée Ier refuse dans sa réponse ces accusations et
rappelle que les Ukrainiens en exil ont «des relation historique ininterrompues avec l’Eglise-mère de Constantinople». L’Eglise en exil s’est en
plus engagée de ne pas exiger de statut autocéphale. Concernant l’Estonie,
Mgr Bartholomée Ier a rappelé que l’»Eglise apostolique orthodoxe estonienne» avait été fondée canoniquement par le patriarcat oecuménique dans la
période entre les deux guerres. Quand Staline «a volé la liberté des Estoniens» l’Eglise a été forcée de s’unir à Moscou. (apic/kap/fs)




