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apic/Burundi/prêtre abattu
Burundi: un prêtre abattu à Bujumbura
Menaces contre l’évêque de Muyinga (210895)
Bruxelles/Bujumbura, 21août(APIC) L’abbé Michel Sinankwa, Hutu, responsable du Bureau pour le développement du diocèse de Bujumbura, a été abattu
lundi dans la matinée, annonce le Bulletin d’Information Africaine (ANBBIA) à Bruxelles.
L’abbé Michel Sinankwa, qui fait partie de la communauté paroissiale du
quartier de Ngagara devenu tutsi après la «purification ethnique», explique
ANB-BIA, était resté à son poste malgré les difficultés et les menaces.
Lundi matin, à 7h15, après avoir célébré la messe, il se préparait à emmener en ville des paroissiens quand trois jeunes, qui s’étaient approchés de
lui, ont sorti un revolver. Deux femmes, qui assistaient à la scène, ont
tenté de s’interposer, en vain: les trois jeunes ont tiré par trois fois et
le prêtre a été tué sur le coup. Ses funérailles auront lieu mardi à la
cathédrale.
La semaine dernière, à Muyinga, et dès lundi 21 août à Bujumbura, une
lettre circulait; elle était remplie de menaces contre Mgr Berchmans Nterere, Hutu, évêque de Muyinga. Le 19 août déjà, une grenade avait été lancée
contre sa voiture tandis qu’il était en visite au camp tutsi de «déplacés».
En éclatant, la grenade a blessé une maman et son enfant.
Expulsions du Zaïre
Selon ANB-BIA, «la situation devient de plus en plus difficile dans tout
le pays, davantage encore maintenant à cause de la tension avec le Zaïre».
Les 30 réfugiés hutus burundais, expulsés par le Zaïre, sont encore à la
frontière, le Burundi refusant de les accepter.
Selon des sources dignes de foi, citées par ANB-BIA, l’armée du Zaïre
aurait reçu l’ordre de rapatrier 3’000 réfugiés burundais à Uvira et 3’000
réfugiés rwandais à Oyangugu. Des témoins oculaires ont vu ce lundi à la
douane d’Uvira une colonne de femmes et d’enfants renvoyés, «que le Burundi
ne veut pas accepter ou qui ne veulent pas retourner». (apic/cip/pr)




