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Ecumenical News International (ENI) NOUVELLES OECUMENIQUES INTERNATIONALES
LE CONSEIL NATIONAL DES EGLISES DU KENYA NE SE SENT PAS MENACE PAR LA
FORMATION D’UN AUTRE CONSEIL ENI-95-0211çF
Nairobi, le 17 ao#t (ENI) – Le secrétaire général du Conseil national des
Eglises du Kenya (NCCK), Mutawa Musyimi, a affirmé le 16 ao#t que son
organisation n’était «certainement pas menacée» par la formation de ce qui
semble être un organisme d’Eglise concurrent, la Communauté régionale des
Eglises du Kenya (Regional Fellowship of churches of Kenya -RFCK).
«C’est un non-partant», a-t-il dit au journaliste d’ENI, précisant qúil
avait lu dans la presse qúun des buts principaux de la nouvelle
organisation était de «forcer le NCCK à rester vigilant».
«Voilà une raison plutôt négative de mettre sur pied un nouvel organisme»,
a ironisé M. Musyimi. «Et, croyez-moi, cela ne nous cause pas d’insomnies.»
M. Musyimi a fait remarquer que la plupart des organismes membres de la
nouvelle organisation étaient des Eglises indépendantes, et qúil n’y avait
donc aucun problème puisque ces Eglises membres du RFCK n’étaient pas
affiliées au NCCK.
«On raconte que certains diocèses de l’Eglise anglicane sont devenus
membres de cette nouvelle organisation, mais ce n’est pas vrai», a-t-il
souligné. Des ecclésiastiques anglicans ont été nommés à des postes élevés
au sein du RFCK, mais l’Eglise °anglicane§ de la province du Kenya est un
membre important du NCCK.
Au journaliste d’ENI qui lui demandait si le gouvernement kényen, irrité
par les critiques formulées à son encontre par le NCCK, avait favorisé la
formation du RFCK, M. Musyimi a répondu que ce n’était pas le gouvernement,
mais certains politiciens, qui auraient facilité l’enregistrement de ce
nouvel organisme.
Tout en reconnaissant que le NCCK était une organisation «forte» souvent
critique à l’égard du gouvernement, M. Musyimi a aussi précisé que la
relation entre le NCCK et le gouvernement kényen était complexe et que le
NCCK n’avait pas toujours cette attitude.
«La situation a changé avec l’introduction d’une démocratie multipartite»,
et aujourd’hui c’est au tour des politiciens de critiquer le gouvernement.
Certaines initiatives de ce dernier sont d’ailleurs soutenues par le NCCK.
«La vie est trop complexe pour avoir des idées trop arrêtées», a-t-il dit,
ajoutant que le NCCK alternait des prises de positions publiques et une
«diplomatie tranquille».
Selon le journal Daily Nation publié à Nairobi, le RFCK a été enregistré à
la fin du mois dernier: son siège est à Eldoret, au Kenya occidental; son
premier secrétaire général est John Wanga, et son président Sammy
Chepkwony, tous deux des ecclésiastiques anglicans.
Pour J. Wanga, le NCCK est devenu «trop politique», indique le journal.
«Le monopole détenu pendant de longues années par le NCCK est finalement
cassé et nous allons lui rendre la vie difficile maintenant que le RFCK est
officiellement enregistré», a affirmé J. Wanga au journaliste de Daily
Nation; le journal a aussi précisé que le comité exécutif du RFCK s’était
engagé, le 6 ao#t, à collaborer étroitement avec le gouvernement pour
assurer le bien des Kényens.
A l’avenir, a déclaré M. Musyimi, il est aisé de prévoir que, dès que le
NCCK publiera une déclaration, le RFCK diffusera à son tour une déclaration
critiquant les vues du NCCK.
Mais, a-t-il répété, il n’y «aucun risque» pour le NCCK qui existe depuis
1913. Aujourd’hui, c’est un nom que tout le monde conna#t.
Le NCCK compte 27 organisations membres, notamment les Eglises anglicanes,
méthodistes et presbytériennes, et d’autres organismes qui y sont
rattachés, comme la Société biblique. (591 mots)




