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apic/Projet/Religion tolérance/Balkans
Présentation à Bruxelles d’un projet européen contre
l’intolérance religieuse dans trois «pays-cibles» des Balkans (160895)
Bruxelles, 16août(APIC/CIP) Un projet européen visant à éliminer toute
forme d’intolérance et de discriminations à l’égard des minorités religieuses en Bulgarie, en Roumanie et en Albanie vient de recevoir le feu vert du
Programme Phare pour la Démocratie financé par la Communauté Européenne.
Ce projet, présenté conjointement par l’association «Droits de l’Homme
sans Frontières» (Bruxelles) et le «Bulgarian Helsinki Committee», a été
approuvé par un Groupe Consultatif composé de représentants de la Commission, du Parlement Européen et du Conseil de l’Europe. Sur 573 demandes déclarées recevables par la Fondation européenne des droits de l’homme, seules 75 candidatures ont été retenues par le Groupe Consultatif.
Les promoteurs de ce projet souhaitent mettre fin à toute forme d’intolérance et de discrimination religieuse à l’encontre des membres de confessions minoritaires et aider les autorités politiques des pays-cibles à harmoniser leurs législations religieuses avec la Convention européenne.
Le programme des activités prévoit un service de presse hebdomadaire,
qui sera diffusé par fax à l’intention des agences de presse internationales et nationales des pays-cibles, des médias religieux et non religieux.
Tous les deux mois paraîtra une revue de douze pages en anglais, en bulgare, en roumain et en albanais qui traitera des cas concrets d’intolérance
et de discriminations religieuses dans ces trois pays et se fera l’écho de
mesures positives prises dans d’autres pays sur des problèmes similaires.
Des séminaires sont en outre programmés pour février 1996 à Sofia, Bucarest et Tirana, qui viseront à créer les conditions nécessaires à de vastes
échanges d’idées entre les différents acteurs des pays-cibles. A cet effet,
ils seront ouverts à des représentants des minorités religieuses et aux autorités politiques des trois pays concernés, à des avocats étrangers ayant
plaidé dans des affaires religieuses à la Cour européenne des droits de
l’homme, à des experts des relations Eglise-Etat.
A l’issue du projet, qui doit durer douze mois, un rapport en cinq
langues sera publié sur l’évolution de la situation dans les trois pays.
La structure mise en place à Sofia et à Bruxelles par «Droits de l’homme
sans Frontières» et le «Bulgarian Helsinki Committee» est destinée à promouvoir les contacts avec les différentes minorités religieuses et à encourager un dialogue constructif avec les autorités politiques compétentes.
Conscients que la promotion d’une société démocratique pluraliste passe
aussi par le respect des opinions religieuses, dans toute leur diversité,
et que la tolérance religieuse est un gage de cohésion et de stabilité sociale et de paix civile, les initiateurs du projet se sont également fixé
comme but de servir de relais entre les institutions européennes et les autorités des pays-cibles. (apic/cip/pr)




