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apic/chine/40 catholiques toujours en prison

Chine: au moins 40 catholiques sont toujours emprisonnés (210995)

Aucune volonté de changement, estime Fides

Rome, 21septembre(APIC/CIP) Plus de quarante catholiques, dont trois évêques, condamnés en raison de la pratique de leur foi, sont toujours emprisonnés en Chine, affirme dans sa dernière livraison l’agence missionnaire

Fides, se réfèrant à des milieux de presse bien informés.

Cela semble indiquer, ajoute l’agence de la Congrégation romaine pour

l’évangélisation des peuples que, malgré les réformes et les ouvertures

dans le domaine économique, le gouvernement et le parti au pouvoir en République Populaire de Chine «sont toujours engagés de manière active dans une

politique de suppression des droits légitimes de leurs propres citoyens».

La liste nomme 3 évêques, 9 prêtres, 4 religieuses et 11 laïcs (dont

deux femmes). Les évêques sont Mgr Pierre Li Hongye, évêque de Luoyang,

dans le Hénan, arrêté dans le Jiangxi le 25 juillet 1994 et dont on est

depuis sans nouvelle; Mgr Thomas Zeng Jingmu, évêque de Yujiang, dans le

Jiangxi, arrêté le 15 août 1994, libéré, puis de nouveau arrêté à plusieurs

reprises, la dernier fois à Pâques 1995, et qui, aux dernières nouvelles,

serait détenu à Congren, dans le Juangxi; et Mgr Mathias Gu Zheng, évêque

de Xining, dans le Quinghai, arrêté le 6 octobre 1994, libéré en décembre

et de nouveau probablement arrêté, puisqu’on est sans nouvelle. Les

religieuses sont toutes sont quatre Missionnaires du Sacré-Coeur de Jésus,

arrêtées le 16 juin dernier et toujours détenues par la police.

En outre, plus de 40 catholiques ont été arrêtés le 17 avril 1995 dans

la ville de Fuzhou, dont 17 sont probablement toujours détenus.

Selon Fides, la persécution contre les catholiques reste active dans les

régions «historiques»: le nord du Henan et le centre du Hebei, le diocèse

de Yuijang (Jiangxi), Qiunghai, Xinjian, Wenzhou (Zhejiang) et Baoding; il

s’est manifesté en outre dans deux régions, Jilin et Bameng, en Mongolie

intérieure, qui avaient été relativement calmes ces dix dernières années.

Parmi les personnes arrêtées, on trouve plus fréquemment des laïcs, dont

5 membres de la Légion de Marie, coupables de «crime contre- révolutionnaire», ce qui évoque pour Fides «la persécution sans pitié» du régime communiste chinois dans les années 50 contre la Légion de Marie, dont les membres donnèrent un témoignage de foi «héroïque».

Selon des informations récentes, de nombreuses personnes et communautés

catholiques ont été l’objet de pressions et d’actions injustes. A Luojiang,

dans le Fujian, les bâtiments de l’église et du couvent construits par les

dominicains en 1930, ont été réquisitionnés par le gouvernement, qui n’a

pas l’intention de les rendre à l’Eglise, ce qui est en contradiction avec

les règlements de l’Etat. Dans le diocèse de Yuijiang, des religieuses ont

été expulsées de chez elles en mars dernier. A Wu Xian (diocèse de Suzhou),

la police a incendié l’église utilisée par une communauté de pêcheurs, et

le prêtre qui la desservait est recherché par la police.

«Malheureusement, des documents parvenus à l’étranger ont montré clairement la responsabilité et la collaboration de l’Association patriotique des

catholiques chinois avec les responsables de ces persécutions», écrit Fides.

Et l’agence de conclure: «Les injustices et les violences graves ne permettent pas de soutenir que le régime ait une volonté sérieuse de changement, malgré des «signes» à caractère religieux comme, l’envoi de la délégation chinoise à Manille pour la Xe Journée de la jeunesse, l’établissement de rapports avec le pape ou le Saint-Siège, ou encore les déclarations

de Mgr Zong Huaide, président de l’association patriotique et du collège

des évêques. (apic/cip/fides/mp)

21 septembre 1995 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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