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Conférence de Pékin: La condamnation des effets de l’extrêmisme
religieux sur les femmes par trop édulcorée, dénoncent des femmes (170995)
Pékin, 17septembre(APIC) Des femmes musulmanes et chrétiennes, participant à la 4e Conférence mondiale des Nations unies sur les femmes, à Pékin,
ont critiqué les changements apportés au texte principal de la conférence
dans lequel la condamnation des effets de l’extrémisme et du fanatisme religieux sur les femmes a été, à leurs yeux, «édulcoré».
Un seul paragraphe de la «Plate-forme d’action», document de 150 pages,
porte sur le «rôle central» que la religion, la spiritualité et la croyance
jouent dans la vie de millions de femmes et d’hommes.
Après une semaine de négociations portant sur le document, des Etats islamiques intégristes, qui ont exercé des pressions en coulisses, ont réussi, selon des déléguées du Conseil oecuménique des Eglises (COE), notamment, à «affaiblir» de façon significative le paragraphe.
Aruna Gnanadason, secrétaire exécutive auprès du Bureau «femmes» du Conseil oecuménique des Eglises (COE), a vivement critiqué le «texte de compromis». Elle a précisé que les Etats-Unis avaient déployé de «grands efforts» pour obtenir un «texte plus fort», alors que «l’Iran avait exigé que
le contenu soit édulcoré».
Cristina Bosenberg, de Buenos Aires, en Argentine, membre de l’Eglise
évangélique de Rio de la Plata, s’est également déclarée «déçue» par le
nouveau texte. «J’aurais aimé lire une déclaration plus objective, une déclaration plus positive quant à la place de la religion dans la vie des
femmes, une déclaration qui aurait dénoncé l’aspect intégriste de la religion», a déclaré Mme Bosenberg, membre du Comité central du COE. (apic/enipr




